Archives du mois : novembre 2015


Session d’information « Créer ou reprendre une activité à la Campagne » du 27 novembre à Paris

30

Nov 2015

La session d’information co-organisée par le territoire du Boischaut Sud a  en partenariat avec le collectif Ville Campagne, l’APCE (Agence pour la Création d’Entreprises) et le Pays de Saint Félicien (Ardèche Verte) a réuni 14 participants le vendredi 27 novembre à Paris.

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Cette rencontre a permis l’expression et la maturation de projets d’activités  variés :

– 5 projets d’accueil agri-rural (création d’hébergements + ventes de productions transformées);

– 1 projet de commerce de proximité;

– 1 projet de production et de transformation de produits maraîchers;

– 1 projet culturel;

– 3 souhaits de mobilité (idées de projets émergentes et à préciser);

Elle a suscité des attentes et des questionnements tout aussi variés :

– Quelles pistes pour trouver du foncier?

– Quels rôles spécifiques et quelles articulations entre les différents  acteurs de l’accompagnement?

– Quelle traduction du désir d’accueil des territoires en appuis concrets à l’installation de porteurs de projets (accès au logement, opportunités d’intégration sociale, aides au lancement, opportunités de débouchés, …)

Le temps dédié à la présentation du territoire du Boischaut Sud a fourni aux candidats à la mobilité des informations concrètes  sur les caractéristiques physiques du territoire (climat, démographie, accessibilité, etc.), l’organisation de la vie sur place, l’économie, le logement, les services, la mobilité, les loisirs ainsi que les réseaux et leurs possibilités d’accompagnement.

Durant les ateliers de l’après-midi, les participants ont pu affiner leurs attentes, partager leurs questionnements, leurs doutes et recueillir des pistes pour avancer dans leurs démarches. Ils ont particulièrement apprécié ce temps d’échange entre « pairs » qui, selon eux, a permis d’apporter des éclairages différents et de mettre en évidence des aspects nouveaux ou non envisagés de leurs projets.

Télécharger le programme complet de la session.

 


Conférence sur l’approvisionnement local auprès des élèves du CFA de l’Indre

27

Nov 2015

Conférence sur l’approvisionnement local auprès des élèves du CFA de l’Indre

Lundi 16 novembre de 10h00 à 12h00 au CFA interprofessionnel de l’Indre, une conférence sur l’approvisionnement local et la pratique des bouchers-abatteurs a été donnée auprès des apprentis bouchers en deuxième année de CAP, des apprentis employés traiteur en mention complémentaire, des stagiaires de la formation professionnelle, des adultes en reconversion professionnelle ainsi que de leurs enseignants.

Madame Delphine Lévêque, responsable du Pôle Alimentation Hôtellerie Restauration et notre interlocutrice au CFA, a permis la mise en oeuvre de ce partenariat.

Nous sommes intervenus à 3 voix pour porter à la connaissance des élèves ces pratiques en circuits courts et mettre en relief leurs intérêts et impacts économiques, sociaux et environnementaux. Anne-Claude Moisan-Lefebvre, chargée de mission Circuits courts à l’ADAR-CIVAM, a ainsi présenté une définition des circuits courts de proximité et leur traduction sur le territoire à travers l’exemple de la filière viande en Boischaut Sud.

Pierre Bontemps, boucher-abatteur à Aigurande et ancien formateur du CFA, a témoigné de son expérience et a permis un échange technique de professionnel à professionnel sur les motivations de sa démarche et sa manière de l’exercer pratiquement.

Fanny Moyse, chargée de mission principale au Pôle BioDom’ Centre-URGC, a présenté les races ovines locales et l’intérêt de leur réimplantation sur nos territoires. Elle a insisté sur la nécessaire complémentarité du travail des éleveurs et des artisans pour redévelopper une race, du point de vue de l’élevage et de la valorisation bouchère.

Un article similaire à voir sur le site du CFA de l’Indre.

Cette première intervention sur les circuits courts sera suivie d’une deuxième session qui se déroulera elle sur une exploitation, en février. Elle sera l’occasion d’emmener les élèves sur le terrain afin d’échanger avec des éleveurs fournisseurs directs des artisans et toujours en présence d’un boucher. Ce dernier pourra ainsi faire la démonstration des compétences et connaissances à développer pour choisir une bête sur pied.

Affaire à suivre !


SILENCE ! On tourne…

25

Nov 2015

SILENCE ! On tourne…

SONY DSC Le groupe Féminin d’Aigurande se lance dans un nouveau projet : réaliser un dvd à partir des saynètes qu’elles ont écrites depuis 2011…

Derrière la caméra, c’est Guillaume Bruneau (accompagné dans la création de son activité par l’ADAR en 2008) qui tente de diriger ces actrices hautes en couleur!

Les premières séances de tournage ont lieu en ce moment mais d’autres sessions sont prévues au printemps, pour des prises de vues extérieures.

Le dvd sera ensuite vendu lors des Journées Découvertes et proposé aux animateurs du réseau CIVAM comme support d’animation et de soirées-débats.


Retour sur la projection-débat autour de l’agroforesterie au lycée agricole de Châteauroux

24

Nov 2015

Retour sur la projection-débat autour de l’agroforesterie au lycée agricole de Châteauroux

Des thèmes variés ont été proposés cette année dans l’Indre dans le cadre du festival AlimenTerre , puisque jeudi 19 novembre, la projection débat qui s’est déroulé au cinéma de La Châtre à montré la diversité de l’agriculture familiale de par le monde (lire l’article), tandis que celle organisée par le GD Civam 36 au lycée agricole de Châteauroux informait sur l’intérêt de l’agroforesterie.

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Retour sur cette soirée et les échanges qui l’ont animée  (article rédigé par Maylis Carré – GD Civam 36):

70 participants étaient présents jeudi soir dernier au Lycée agricole de Châteauroux pour la projection débat organisée par le GDCIVAM36 autour de l’agroforesterie.
Cette soirée était organisée dans le cadre du festival Alimenterre 2015 et du projet pour la biodiversité agricole porté par le GDCIVAM.
Le film « Agroforesterie produire autrement », réalisé par AGROOF (1) en 2008, a été projeté à un public d’agriculteurs, d’élèves-étudiants, de « citoyens » curieux et d’enseignants agricoles. La Région, qui finance en partie les actions du GDCIVAM en faveur de la Biodiversité, était représentée par M. Delavergne qui a introduit la soirée avec François Moreau (président FRCIVAM Centre). Ces derniers ont insisté sur la nécessité de promouvoir et développer des systèmes de production alternatifs, plus respectueux de l’environnement, favorisant la biodiversité et plus en lien avec l’homme et la société.
Suite à la projection, les participants ont échangé pendant plus d’une heure avec Yves Bachevillier, conseiller en agroforesterie et coordinateur national du Réseau Mixte Technologique Agroforesterie (2) .

L’agroforesterie, qu’est-ce que c’est ?
Beaucoup de passants interrogés dans le début du film ne savent pas répondre à cette question. Certains connaissent cette pratique, qui consiste à associer arbres et cultures ou animaux sur une même parcelle agricole, en bordure ou en plein champ, mais rejettent complètement ce principe.
L’agroforesterie est pourtant vieille de plusieurs siècles (prés-vergers, noyeraies, truffiers et lavande…). Sa logique peut choquer, ce qui est compréhensible après une longue période où l’on devait plutôt enlever l’arbre de la parcelle, arracher les haies, spécialiser les cultures.
On parle d’agroforesterie mais on devrait plutôt parler d’agroforesterieS : en effet, cette pratique ne se réduit pas aux systèmes associant cultures ou pâtures et arbres en plein champ (agroforesterie intraparcellaire). Les systèmes intégrant des éléments arborés productifs en bordure de champ, comme les systèmes bocagers, sont également des systèmes agroforestiers à part entière.

L’agroforesterie, pourquoi ?
L’agroforesterie (les pratiques agroforestières donc) a de nombreux avantages, développés dans le film et lors des échanges avec Yves Bachevillier.
En système d’élevage, cette association d’arbres et de pâtures (bovin, ovin, volaille…) est très bénéfique pour les animaux : protection contre le vent, le soleil, la pluie…
En système de grandes cultures, 100 ha de production en système agroforestier correspondraient à 130 ha d’un système qui aurait des cultures pures d’un côté, des arbres d’un autre côté.
La culture aide l’arbre et l’arbre aide la culture : les racines des arbres vont puiser en profondeur les éléments nutritifs pour les restituer plus tard aux cultures (via les litières aérienne et racinaire : petites racines qui se dégradent dans le sol chaque année). L’arbre abrite une panoplie d’auxiliaires, ennemis naturels des ravageurs des cultures ; certains agriculteurs témoignent dans le film de la moindre pression en ravageurs pour des cultures qui se trouvent à côté des arbres par rapport à des cultures isolées. On observe aussi en système agroforestrier moins d’évapotranspiration de la culture qu’en culture pure (et donc moins d’échaudages).
Et pour l’arbre ? Les essais menés montrent que la qualité du bois en système agroforestier est améliorée par rapport à un système forestier pur (plus de potentiel de bois de cœur). Les arbres bénéficient en effet de plus de lumière, ils captent la fertilisation apportée à la culture en développant ses racines profondes sous l’horizon occupé par les racines de la culture. Les pertes de nitrates dans les eaux et la pollution des milieux s’en trouvent donc limitées.
L’agroforesterie présente en effet beaucoup « d’externalités positives », comme la réduction de pollution, d’érosion… qui sont pour le moment non rémunérées (mais qu’en dira l’avenir ?). D’après Yves Bachevillier, 8 agriculteurs sur 10 se lançant dans l’agroforesterie n’ont pas pour motivation première le gain économique. Ils souhaitent retrouver un cadre de travail et un environnement agréables, favoriser la « mixité » et le retour de la biodiversité sur leurs parcelles, retrouver un équilibre de leurs systèmes plus naturel (en opposition aux systèmes artificialisés qui « ne tiennent » qu’avec l’utilisation d’engrais chimiques et de produits phytosanitaires), augmenter le taux de matière organique des sols (après 30 ans, le taux de matière organique du sol d’un système agroforestier chez un exploitant de Charente-Maritime a augmenté de 2 points).
Autre avantage de l’agroforesterie : elle représente un outil pour la séquestration de carbone en agriculture. Les arbres agroforestiers poussent plus vite et produisent plus de biomasse : ce sont des arbres de pleine lumière qui bénéficient d’un environnement qu’il leur est favorable (fertilisation de la culture, faible concurrence entre eux, travail du sol). A âge égal, ils produisent ainsi 3 fois plus de biomasse par arbre.

L’agroforesterie, c’est rentable ?
L’agroforesterie est rentable. Si l’on étudie et construit bien son projet (objectifs de plantation, essences…) et si l’on accepte de penser sur le long terme. En effet, la rentabilité d’un système agroforestier est supérieure à un système en cultures pures en considérant la plus-value des arbres et donc en considérant la rentabilité sur un pas de temps plus long qu’une année, unité temporelle usuelle pour les agriculteurs.
Pour définir la viabilité économique de son projet, il faut définir le ratio entre ce que vont rapporter les arbres (dans 15-20-50 ans) et ce qui est perdu en culture (dans l’immédiat). En effet, il existe une perte de production : de part les rangées d’arbres qui ne sont pas semées (4 à 10% de la surface pour une parcelle avec 100 arbres / ha), et de part la perte de rendement de la culture sur le dernier tiers de la vie des arbres.
Mais il existe des aides financières : à moins de 100 arbres par hectare, la parcelle plantée reste une parcelle agricole classique avec les primes PAC qui vont avec. Les collectivités et les Agences de l’eau peuvent proposer des aides pour favoriser ce type de systèmes, qui sont, on l’a vu plus haut, des « filtres naturels » des éléments apportés sur la parcelle.
Pourquoi ne pas envisager également des mécénats carbone pour aider à la plantation ? Autre piste de financement à développer.

Un patrimoine
« Planter des noyers pour les récolter dans 70 ans, ou des merisiers dans 50 ans, c’est comme avoir une « banque » sur son exploitation, qui demande un petit sacrifice à court terme » explique Yves Bachevillier. C’est une stratégie patrimoniale en plus d’une stratégie agricole. Certains agriculteurs plantent pour leurs enfants ou petits-enfants ; ils leur laissent ainsi un patrimoine arboré, dont le bois ne diminuera certainement pas de valeur dans les prochaines années.

Alors, à quand l’agroforesterie dans l’Indre ?!

Pour plus d’infos pour les prochaines formations ou évènements sur l’agroforesterie : GDCIVAM36 – 02.54.61.62.58 ou gdcivam36@gmail.com ; www.inpact-centre.fr/

1 – AGROOF : société coopérative et participative spécialisée en AGROFORESTERIE ; http://www.agroof.net/
2 – RMT Agroforesterie : http://rmt.agroforesterie.fr/

 


Projection-débat AlimenTERRE du 19 novembre à La Châtre :  mettre le doigt sur les enjeux globaux et locaux

20

Nov 2015

Projection-débat AlimenTERRE du 19 novembre à La Châtre : mettre le doigt sur les enjeux globaux et locaux

Environ 70 personnes ont participé à la projection – débat organisée le jeudi 19 novembre au cinéma de La Châtre par le collectif  d’associations en Boischaut Sud* dans le cadre du festival AlimenTERRE.cqs_cameroun_fromentin_pierre_0

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La projection du film-documentaire « Ceux qui sèment » (Pierre Fromentin / Agro & Sac à dos/2014/52’)  a servi à alimenter les échanges sur les enjeux liés à l’agriculture et à l’alimentation au niveau mondial :  Quelle l’agriculture et quelle alimentation pour une population mondiale grandissante ? …mais également au niveau local en Boischaut Sud : Comment relocaliser la production et la consommation alimentaires?

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Deux producteurs (Eric Robin Lamotte, producteur/transformateur laitier installé à Nouzerines et Jean Philippe Magne, producteur/transformateur de petits fruits installé à Ardentes) ont  apportés des points de vue sur ces questions à travers leurs visions respectives de leur métier, de leurs choix stratégiques en matière de production et de commercialisation, sur les partenariats qu’ils ont su tisser avec les acteurs de leur territoire (consommateurs individuels, restaurateurs, gestionnaires de cantines…)

Il a donc été question du développement des circuits de proximité alimentaires :

– Comment renforcer l’interconnaissance des acteurs et la prise en compte progressive des besoins et des contraintes respectives ? (part de l’adaptabilité individuelle, part de volonté politique, importance d’organiser la concertation…)

– Quelles formes d’engagement de la part des consommateurs individuels? Quelles formes collectives ? (AMAP, groupements d’achats…) , leurs avantages, leurs contraintes.

La problématique « Agriculture et mondialisation » a été éclairée par les portraits présentés dans le documentaire (en Inde, en France -Bretagne-, au Cameroun, en Equateur, au Québec…) et a permis d’aborder :

– L’équilibre entre culture vivrières et cultures de rentes,

– Les incohérences et inégalités que crée la mise en concurrence « des agricultures » sur des marchés mondiaux non régulés,

La tentative de mieux cerner l‘agriculture familiale a aussi suscité des questionnements  : dans quelles conditions peut-elle être pourvoyeuse d’emplois pour couvrir les besoins (réels ou superflus) de nos sociétés actuelles?

Il a enfin été question de la « soutenabilité » des agricultures et des perspectives du métier d’agriculteur :

– Les installations hors cadre familial (dans le contexte français) comme levier pour assurer la pérennité de la profession;

– Lier la rémunération des producteurs au coût réel de revient des produits : un moyen d’assurer une juste rémunération et de générer des emplois;

– Des stratégies pour assurer un prix de vente rémunérateur et sécuriser les revenus : création de valeur ajoutée, diversification des productions…

Les échanges se sont poursuivis autour d’un pot de l’amitié.

A noter que le documentaire « Ceux qui sèment » sera projeté pour une classe de seconde au lycée de La Châtre le jeudi 26 novembre  pour illustrer le chapitre « Nourrir les hommes »de leur programme d’histoire-géographie  .

* collectif d’associations :  ADAR-Civam, Artisans du monde, échanges et amitiés tous citoyens du monde, Résidence Pasteur foyer des jeunes travailleurs, Re-source, ADEARI


La revue annuelle de l’ADAR-Civam est consultable en ligne!

13

Nov 2015

La revue annuelle de l’ADAR-Civam est consultable en ligne!

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La revue annuelle de l’ADAR-Civam, diffusée lors de notre dernière assemblée générale aux adhérents et partenaires, est maintenant consultable sur notre site internet.

Retrouvez nos projets en cours et les principales actions qui ont marqué l’année écoulée  dans la revue 2015.

Pour lire les revues des années précédentes, rendez-vous dans la rubrique PUBLICATIONS.

Bonne lecture!


Installation de chaudière à bois déchiqueté : l’exemple de la commune de Cuzion

04

Nov 2015

Installation de chaudière à bois déchiqueté : l’exemple de la commune de Cuzion

siteL’ADAR a été sollicitée pour réaliser une pré-étude dans laquelle seraient chauffés au bois déchiqueté les bâtiments communaux (mairie, école, salle des fêtes, logements, etc.).

Ce premier travail va permettre aux élus intéressés d’avoir une vision globale de la faisabilité du projet et de sélectionner l’hypothèse la plus pertinente pour la commune. La pré-étude inclut aussi l’hypothèse de la géothermie sur quelques bâtiments.

Rappelons que les projets d’installation de chaudières à bois déchiqueté sont indispensables au développement de la filière locale et par conséquent, à la gestion durable du bocage qui est ainsi valorisé économiquement.