Archives du mois : mars 2017


Chronique d’une installation

30

Mar 2017

Chronique d’une installation

Lisa Wolf est née en Allemagne (comme le rappelle le titre de l’album solo de cornemuse qui  vient de paraitre et qu’elle a présenté le 9 mars lors d’une soirée publique au Bar l’Arcade de Neuvy Saint Sépulchre).couverture

 

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Après s’être formée au métier d’artisan et aux compétences utiles à la gestion et au développement de son activité, elle crée aujourd’hui  sa propre entreprise de réparation d’instruments à vent de la famille des bois et de fabrication de cornemuses. Elle propose également des cours, stages et animations de cornemuse.

Retour sur les grandes étapes de son parcours :

  • Naissance en 1986 à Stuttgart
  • 2005-2008 : Formation de trois ans en Allemagne chez Jürgen Trescher à Tübigen
  • 2009-2011 : Salarié chez Schwenk & Seggelke à Bamberg, entreprise artisanale renommée mondialement dans la fabrication de clarinettes modernes et anciennes et préparation du «  Meisterbrief » (diplôme allemand de « maître artisan »), obtenu en 2011.
  • 2011 : Arrivée en France. Lisa s’installe d’abord dans la région parisienne. Son rêve est d’ouvrir son propre atelier. Mais il se heurte aux prix élevé des loyers.
  • 2008 : Découverte du festival des « Rencontres des Luthiers et Maîtres Sonneurs » auquel Lisa participe désormais chaque année (aujourd’hui, elle est membre de l’association « Le Son Continu » qui a repris l’organisation du salon de lutherie). La découverte de cet événement musical va alors inspirer Lisa et son mari pour une future installation dans le Berry.
  • 2013 : Naissance de son premier enfant (Emmanuel) et installation à Neuvy Saint Sépulchre (d’abord en location).

CAAHL 006Photo : Yvan Bernaer

  • 2014 : Entrée dans la couveuse Native du Pôle Local d’Économie Solidaire. Lisa commence alors à exercer son activité « grandeur réelle » tout en complétant ses compétences en gestion, comptabilité, communication et elle démarche ses premiers clients.  Cette année-là, Lisa et son conjoint achètent aussi une maison à Neuvy Saint Sépulchre  (au 4, rue de la Fontchevrière) où Lisa commence à aménager son atelier actuel.
  • 2015 : naissance d’un second enfant (Anatole). Achat des machines-outils et inauguration de son atelier couplé à un stage de clarinette.
  • 2016 : Ouverture de son atelier au public sur 4 dates à l’occasion de l’opération « Secrets de fabrique ».
  • Mars 2017 : fin de sa période d’ « entrepreneur à l’essai » au sein de la couveuse Native de l’Indre et création de son entreprise individuelle en nom propre. Début des essais de la fabrication de cornemuses et sortie d’un album « Je suis née en Allemagne ».

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Photo : Yvan Bernaer

Contact :

                Atelier WOLF – le loup des bois

                4 rue de la Fontchevrière

                36230 Neuvy Saint Sépulchre

                07 82 26 59 07

                contact@atelier-wolf.com

 

Pour en savoir plus sur Lisa et ses services :  http://www.atelier-wolf.com

www.facebook.com/atelierwolf

Actualités : Lisa Wolf est lauréate régionale du Concours Ateliers d’Art de France.  Lire l’article.


Un atelier théâtre pour faire du lien

13

Mar 2017

Un atelier théâtre pour faire du lien

Depuis début 2017, une douzaine de créatrices d’activités se retrouvent mensuellement autour de l’ « atelier théâtre » qui leur a été proposé par le réseau DEVENT (DEVeloppement de l’ENTreprenariat féminin).

Une majorité d’entre elles habitant en Boischaut Sud, la dernière séance à eu lieu à La Châtre. L’occasion de faire le point sur les apports de ces rencontres pour les participantes. Lire à ce sujet les articles paru dans l’Echo du Berry (ci-dessous) et dans La Nouvelle République.

Article Echo du Berry Atelier Théatre 6 mars 2017


Une information peu réjouissante pour les circuits courts …

10

Mar 2017

Une information peu réjouissante pour les circuits courts …

Le 26 janvier 2017, le Conseil Constitutionnel a supprimé l’article 192 de la loi Egalité et Citoyenneté, dont voici le contenu :

« Art. L. 230-5-1. – I. – Dans le respect des objectifs de la politique de l’alimentation définie à l’article L. 1, l’État, les collectivités territoriales et les établissements publics incluent dans la composition des repas servis dans les restaurants collectifs dont ils ont la charge un volume de :

« 1° 40 % de produits sous signe d’identification de la qualité et de l’origine ou sous mentions valorisantes, définis à l’article L. 640-2, de produits provenant d’approvisionnements en circuits courts ou répondant à des critères de développement durable, notamment la saisonnalité des produits ;

« 2° 20 % de produits issus de l’agriculture biologique ou de surfaces agricoles en conversion, au sens de l’article 17 du règlement (CE) n° 834/2007 du Conseil du 28 juin 2007 relatif à la production biologique et à l’étiquetage des produits biologiques et abrogeant le règlement (CE) n° 2092/91. »

Cette mesure avait pourtant été votée à deux reprises à une très large majorité à l’Assemblée nationale et adoptée définitivement dans le cadre du projet de loi Egalité et citoyenneté en décembre dernier.


Sentier découverte et plantations au Moulin d’Angibault

09

Mar 2017

Sentier découverte et plantations au Moulin d’Angibault

Pour découvrir les premières images des différents chantiers du 7 mars 2017: cliquez ici

Dans le cadre de l’animation Trame Verte et Bleue du Pays de La Châtre en Berry, un projet de valorisation du site a été initié avec le Lycée Agricole de Châteauroux. L’objectif d’une part est de créer un sentier Découverte qui parcourt le site et qui fasse découvrir au visiteur sont caractère exceptionnel en termes de biodiversité. Et d’autre part, d’assurer la plantation de haies champêtres sur des lieux sélectionnés par la commune, en vue de mettre en valeur le Moulin.

 

 


Gilles Augros, expliquant aux élèves de premières ES la sélection génétique chez les bovins.

09

Mar 2017

Les défis de l’élevage en Boischaut Sud : les lycéens rencontrent des éleveurs du territoire

Dans le cadre du projet Ci’T Lycée, deux classes de première du Lycée de La Châtre (filières L et ES) en partenariat avec l’ADAR-CIVAM, ont rencontré des éleveurs de Charolais en pays bocager. Ce projet permet de décloisonner les différentes disciplines enseignées aux élèves.

Les premières ont tout d’abord assisté à une intervention de l’ADAR pour introduire les notions d’Agriculture Durable et les spécificités du Paysage de Bocage aux élèves. Une fois ces outils en mains, les élèves sont allés se confronter aux réalités du terrain !

La classe de première ES a été a la rencontre de Gilles et Jean-Pierre Augros, éleveurs de Charolais à Saint Christophe en Boucherie, le mercredi 1er mars. Au programme : visite et présentation de l’élevage et introduction à la notion d’Autonomie Alimentaire du troupeau. Yan Mathioux, nutritionniste au sein de sa société MDB, s’est joint aux éleveurs pour discuter avec les élèves de l’enjeu majeur de l’autonomie alimentaire au sein des fermes. C’est autour de ce défi que les frères Augros travaillent depuis plusieurs années : la production de luzerne (source de protéines et de fibres) tend par exemple à prendre une part de plus en plus importante dans leur assolement. A la fin de la visite, Gilles et Jean-Pierre ont expliqué le fonctionnement de leur chaudière à bois déchiqueté : le linéaire de haie de la ferme est valorisé en bois déchiqueté. Les haies sont ainsi maintenues et entretenues. Les lycéens ont pu faire le lien entre pratiques d’élevage, telle que le pâturage, et  maintien des haies du bocage ; qui protègent le troupeau des intempéries et donnent accès à une ressource énergétique renouvelable.

De gauche à droite : Jean-Pierre Augros, Yan Mathioux (nutritionniste à MDB)

De gauche à droite : Jean-Pierre Augros, Yan Mathioux (nutritionniste à MDB) expliquant la ration des vaches reproductrices

L’autre classe de première L a été à la rencontre de Franck et Christophe Moulin à Briantes. Le thème de la sortie a davantage été orienté sur les principes de l’agriculture de conservation, grâce à cela ils ont réduit de réduit l’apport d’intrants sur l’exploitation. Cette agriculture s’articule autour de trois points essentiels : pas travail du sol, une couverture permanente des sols,et des rotations longues avec des cultures intermédiaires. Les élèves ont découvert des cultures qu’ils ne connaissaient pas telle que la féverole et la vesce, et ont pu appréhender la complexité d’un système de rotations de culture pensé sur 8 ans ou plus. De même que chez Gilles et Jean-Pierre, Franck et Christophe maintiennent et valorisent leur linéaire de haies en bois déchiqueté pour leur chaudière.

Article de La Nouvelle République sur la sortie scolaire chez Franck et Christophe Moulin : http://www.lanouvellerepublique.fr/Indre/Communes/La%20Ch%C3%A2tre/n/Contenus/Articles/2017/03/09/Les-lyceens-a-la-ferme-3026475

L’occasion pour ces élèves de découvrir un métier, de comprendre les formes que peut prendre l’Agriculture Durable au sein d’une ferme et de poser leurs questions pour mieux maîtriser l’aspect filière viande en Boischaut Sud. A la suite de ces visites, les élèves s’appuieront sur les informations collectées au cours des visites pour réaliser des panneaux pour communiquer sur leurs découvertes.

L’exposition du travail réalisé par les lycéens sera visible au Lycée la dernière semaine d’Avril.


Réduction des pesticides : un article du Monde présente les apports du réseau Dephy

06

Mar 2017

Réduction des pesticides : un article du Monde présente les apports du réseau Dephy

Un article du journal Le Monde publié en ligne le 27 février présente une analyse des statistiques obtenues au sein des fermes du réseau national DEPHY.

Les analyses montrent que la relation entre le niveau d’usage de pesticides et la productivité ou la rentabilité (tous deux estimés à l’échelle du système de culture) dépend de la situation de production (type de sol, climat, association à l’élevage, accès à l’irrigation, contexte socio-économique), mais qu’on peut estimer qu’une réduction de 30% de pesticides n’aurait pas d’effet négatif ni sur le rendement ni sur la rentabilité des fermes dans la majeure partie des cas.

L’article fait également passer l’idée que les pratiques qui permettent une faible dépendance aux pesticides correspondent à des adaptations des systèmes de culture (rotation, diversification des espèces et variétés cultivées, désherbage mécanique) qui demandent une démarche d’adaptation des agriculteurs, mais aussi des filières en amont et en aval.

Pour consulter l’article en ligne : http://www.lemonde.fr/planete/article/2017/02/27/agriculture-pourquoi-la-reduction-des-pesticides-est-possible_5086364_3244.html

Pour en savoir plus sur le dispositif Dephy en Boischaut Sud : http://www.adar-civam.fr/services-et-domaines-dactions/soutien-a-lagriculture-durable/dephy-ecophyto/