Archives du mois : septembre 2017


Cultivons l’accueil…Paysan  et citoyen en Boischaut Sud !

28

Sep 2017

Cultivons l’accueil…Paysan et citoyen en Boischaut Sud !

Créer des séjours à thèmes combinant hébergements et activités pour faire découvrir ou mieux connaitre le Boischaut Sud …autant de sujets qui ont alimentés les échanges et permis le partage d’expériences entre les adhérents ou salariés de la Fédération Nationale d’Accueil Paysan et les habitants du Boischaut Sud venus participer à la rencontre du 26 septembre à la Ferme d’Hélice (labellisée accueil Paysan).

L’occasion de présenter le projet « Cultivons l’accueil *» à travers lequel l’ADAR-Civam et Accueil Paysan souhaitent  susciter l’envie de s’installer en Boischaut Sud chez  les personnes de passage, les touristes, en leur faisant découvrir le territoire par le biais d’animations qui mettent en valeur ses ressources (visites de fermes ou d’ateliers, activités de transformation à la ferme, sites patrimoniaux, randonnées à thème, cadre de vie propice à la détente et au ressourcement).

L’occasion également de découvrir les animations proposées par Accueil Paysan sur d’autres territoires et en particulier différentes formes d’itinérance douce :

  • « Vélo dépaysant » en Pays de la Loire (grande ballade champêtre à vélo pour apprécier la diversité des paysages, au cours de laquelle les voyageurs sont accueillis à chaque étape, par des paysans ou des acteurs ruraux)
  • « Rando Paysannes » en Rhône Alpes qui relient entre eux différents hébergements labellisés Accueil Paysan

La construction d’une offre d’accueil se veut largement ouverte aux habitants et acteurs du territoire qui souhaitent partager leur passion de vivre ici,  inviter d’autres personnes à faire le pas d’une installation ou tout simplement à témoigner des richesses du Boischaut Sud.

Tout un chacun est donc invité à participer à la construction de ces séjours, en ouvrant son activité aux visiteurs, ou simplement en partageant sa connaissance du territoire… C’est en définitive assez simple d’être « ambassadeur de l’accueil ». Si vous souhaitez contribuer à rendre le Boischaut Sud encore plus attractif et vivant (et que vos initiatives fassent réseau), vous pouvez contacter Olivier Benelle, chargé de mission « accompagnement à la création d’activités, accueil territorial et appui à la vie associative« (benelle.adar.bs@orange.fr) ou Pauline Thibaux, chargée de mission “Animation territoriale, agriculture et société” (thibaux.adar.bs@gmail.com).

*Le projet « Cultivons l’accueil » est soutenu par la Région Centre à travers “A vos ID” ainsi que par le programme  européen Leader sur le Pays de La Châtre en Berry et le Pays Val de Creuse Val d’Anglin. Il est co-réalisé sur 3 ans (2017-2019) par Accueil Paysan, l’ADAR-Civam et les acteurs du tourisme que sont les Offices de tourisme et l’Agence Départementale du Tourisme de l’Indre  (ADTI) qui ont accepté de promouvoir les séjours que nous construirons ensemble.

 


SAAT, PAT, quèsaco ?

18

Sep 2017

SAAT, PAT, quèsaco ?

Certaines locutions ont parfois, périodiquement, le vent en poupe et c’est le cas actuellement du terme « PAT« , comprendre Projet Alimentaire Territorial. Derrière cet acronyme peu amène se cache un potentiel de développement de nos territoires, recentré sur la sphère alimentaire et les besoins primaires des habitants.

Approche terminologique :

Les circuits courts qualifient une relation commerciale entre le producteur et le consommateur avec un maximum d’un intermédiaire entre les deux. Un SAAT (Système Alimentaire Agricole Territorialisé) englobe les circuits courts et se définit comme l’ensemble de la production/ distribution/ consommation sur un territoire donné dont les limites géographiques sont déterminées par la consommation.

La question de l’alimentation de proximité renvoie de fait à un nombre important d’acteurs comme l’illustre par exemple l’approvisionnement de la restauration collective : producteurs, transformateurs, artisans, élus, gestionnaires, cuisiniers, élèves, enseignants, parents.

Un SAAT peut être mis en projet et traduire alors une vision globale et partagée de l’alimentation, par un ensemble d’acteurs sur un périmètre déterminé mais ouvert et recoupant plusieurs enjeux. Il constitue alors un cadre d’action politique multi-acteurs, à l’échelle d’un territoire. Les initiatives qui découleront de ce cadre d’action peuvent être élaborées par une instance rassemblant l’ensemble des acteurs liées à l’alimentation (parfois baptisé conseil de gouvernance alimentaire) et constituer un projet véritable alors appelé Projet Alimentaire Territorial (PAT).

Le ministère s’est également emparé de la démarche et propose une labellisation des PAT mis en œuvre :

Prévus dans la loi d’avenir pour l’agriculture, l’alimentation et la forêt du 13 octobre 2014 (Art 39), les projets alimentaires territoriaux sont élaborés de manière concertée à l’initiative de l’ensemble des acteurs d’un territoire. Ils s’appuient sur un diagnostic partagé faisant un état des lieux de la production agricole locale et du besoin alimentaire exprimé au niveau d’un bassin de vie ou de consommation, aussi bien en termes de consommation individuelle que de restauration collective.

Projet Alimentaire territorial_ Plaquette du ministère de l’agriculture

Les CIVAM ont affiné leur approche du sujet et reconnaissent le bien-fondé d’un PAT aux enjeux auxquels il répond et à certaines conditions de mise en oeuvre.

Les enjeux du développement des SAAT pour les territoires ruraux

  • La création d’emplois non-délocalisables
  • La justice sociale et l’égalité vis-à-vis de l’alimentation (santé)
  • La préservation de l’environnement
  • L’aménagement du territoire (par la relocalisation de l’économie alimentaire on assiste à une répartition spatiale différente de la valeur ajoutée, où les territoires ruraux comptent davantage)
  • La liberté en tant que consommateurs d’accéder à une alimentation choisie
  • L’attractivité des territoires

La nécessaire adéquation des modes de production aux enjeux de l’alimentation

Les pratiques agricoles doivent pouvoir répondre aux enjeux évoqués ci-dessus, cela se traduit par une agriculture durable, locale, identifiée au territoire :

  • qui tient compte des situations particulières (exploitation, production)
  • qui contribue autant que possible et dans une perspective évolutive au respect de l’environnement (vers la suppression des pesticides, engrais chimiques et OGM)
  • qui crée de l’emploi et de la valeur ajoutée pour les agriculteurs et transformateurs engagés dans les circuits courts
  • qui valorise des relations de proximité et de transparence entre producteurs et consommateurs
  • permettant un accès au plus grand nombre à des produits de qualité au prix le plus juste.

Les espaces ruraux ont un avenir prévisible difficile

13

Sep 2017

Les espaces ruraux ont un avenir prévisible difficile

L’observatoire des territoires (Commissariat général à l’égalité des chances dépendant du Premier Ministre) a rendu son analyse début Juillet. Les prévisions nationales actualisées confirment les analyses formulées lors du forum de territoire  2016 organisé par l’Adar-Civam. Ainsi on peut relever quelques extraits suivants :

…« Pour un tiers des bassins de vie, la croissance s’explique par le seul excédent migratoire. Dans la plupart des bassins de vie – essentiellement situés au sud de la Loire – en périphérie des grandes agglomérations mentionnées ci-dessus et, ce qui marque une rupture par rapport à la décennie précédente, dans les espaces les moins denses, la croissance repose en effet très majoritairement, voire exclusivement, sur les apports migratoires. En raison du vieillissement marqué de leur population, les dynamiques naturelles de ces territoires sont atones, voire négatives, et le développement de ces espaces (littoraux notamment) dépend ainsi fortement de l’attractivité qu’ils exercent sur les retraités et les familles. Les mouvements migratoires excédentaires ne parviennent en revanche pas à compenser le déficit naturel dans une centaine de bassins de vie, pour la plupart situés dans le centre de la France. »…

…« Les pôles demeurent, malgré une dynamique de progression moins affirmée, les principaux lieux de la croissance et leurs densités progressent.

Les espaces les plus ruraux et les communes dites « isolées hors influence des pôles » connaissent quant à eux des dynamiques de croissance beaucoup trop limitées pour influer sur les niveaux de densité. Ceux-ci restent très faibles (15 habs./km²). La concentration des dynamiques de croissance de la population dans le périurbain et dans les grands pôles a donc pour conséquence de renforcer les écarts entre « espaces vides » et « espaces pleins »….

 

On pourra se reporter aux liens ci-dessous ou charger le Pdf y correspondant

http://www.observatoire-des-territoires.gouv.fr/observatoire-des-territoires/fr/dynamiques-de-population

http://www.observatoire-des-territoires.gouv.fr/observatoire-des-territoires/fr/le-p-rim-tre-des-zrr-au-1er-juillet-2017-0


Entreprendre en coopérative, d’abord une aventure humaine et puis …

04

Sep 2017

Entreprendre en coopérative, d’abord une aventure humaine et puis …

Pour développer un projet, atteindre des objectifs plus ambitieux, répondre à des attentes précises, le projet collectif est parfois, souvent, une nécessité, une évidence. Et pourtant, il y a bien peu de choses plus complexes que de faire fonctionner un groupe, que de s’entendre à plusieurs et d’avancer dans le même sens; quand bien même l’envie de faire ensemble est le moteur premier de l’aventure.

En cherchant à répondre au besoin particulier d’accompagnement des porteurs de projet en collectif, l’ADAR-CIVAM a affiné son approche de la dimension coopérative et s’est entouré d’experts de la question dans le milieu entrepreneurial social et solidaire.

Outre les valeurs portées par les coopératives : démocratie, solidarité, responsabilité, transparence, proximité, pérennité, service et j’en passe, diversité, innovation, etc; cette manière d’entreprendre relève d’un cadre juridique spécifique et en pleine évolution avec lequel il faut savoir composer. De la gestion financière et économique au partage de la gouvernance, chaque entreprise coopérative a la possibilité d’être unique dans son mode de fonctionnement, avec les gardes-fous imposés par la loi pour s’assurer de son bien fondé.

Depuis 2 ans maintenant nous travaillons avec la Manufacture coopérative, FINACOOP, OXALIS et l’URSCOP pour qu’ils nous accompagnent dans la création de modèles d’entreprise sur mesure, répondant en tout point aux envies et besoins des futurs coopérateurs. Pour les coopérateurs c’est un travail long,  riche de nombreux échanges et débats, c’est faire le choix de l’ouverture et l’envie que la relation humaine soit au fondement du projet. C’est aussi la garantie d’un socle solide pour entreprendre différemment.