Archives du mois : novembre 2017


Les collégiens à la découverte d’une ferme et du bocage !

17

Nov 2017

Les collégiens à la découverte d’une ferme et du bocage !

Vendredi 10 novembre au matin, c’est sous un ciel gris mais bienveillant (!), que la classe de 6ème 2 du collège George Sand de la Châtre a passé une matinée à Chassignolles, sur la ferme de Nicolas Jourdain.

Cette sortie a permis aux élèves de découvrir une ferme de polyculture élevage et de discuter avec Nicolas de son travail. Répartis en petits groupes, les élèves ont ensuite pu observer la biodiversité associée à différents milieux naturels : sous-bois, prairie humide, champ et haie.

L’objectif était d’appréhender le lien entre l’activité agricole, le paysage du Boischaut Sud et la biodiversité associée au bocage. Pour cela, la valorisation des haies en bois déchiqueté par Nicolas est un parfait exemple !

       

Cette visite était à l’initiative de Mireille Deschatre, professeure de SVT au collège. La mobilisation de Sandrine Larignon, professeure d’histoire-géographie, et Stéphanie Rodriguez, professeure documentaliste, a permis de réaliser une animation complète.

En effet, la sortie a été précédée de deux séances en classe lors de laquelle une animatrice de l’ADAR a abordé avec les élèves des notions de SVT et d’histoire-géographie sous l’angle agricole. La biodiversité, les réseaux alimentaires, le paysage du Boischaut sud et le rôle des haies sont autant de thématiques qui ont pu être traitées à travers ce prisme.

Les sacs remplis d’échantillons (feuilles, fruits, mousse…), les élèves sont rentrés au collège avec pour projet de réaliser un herbier collectif permettant d’associer à chaque échantillon le lieu de collecte.

Cette animation est associée à la mise en place de l’exposition sur le bocage au CDI. Cette exposition a été réalisée dans le cadre de l’animation de la Trame Verte et Bleue du Pays de la Châtre en Berry. Chaque classe de sixième aura un temps dédié pour découvrir l’exposition.

Un concours de photo et un travail sur des photos de Yann Arthus Bertrand sont également au programme pour inciter les élèves à observer la nature et à réfléchir au lien entre les activités humaines et le paysage.


Quelles pistes pour promouvoir une image positive du Boischaut Sud?

15

Nov 2017

Quelles pistes pour promouvoir une image positive du Boischaut Sud?

Échanger sur ses expériences, ses représentations ou son vécu en tant qu’accueillant ou accueilli…Partager des pistes de réflexion pour promouvoir une image positive du Boischaut Sud en liant  tourisme et accueil de nouvelles populations…Une vingtaine de personnes ont pu débattre sur ces sujets à l’occasion du second café accueil qui s’est tenu mardi 14 novembre à Eguzon au bar restaurant Le Bôberry, puisque Betty et David Lefort, les nouveaux propriétaires du lieu nous avaient ouverts leurs portes à cette occasion. Lire l’article récemment paru dans l’écho du Berry, qui retrace leur installation.

Les participant-e-s ont donc eu l’occasion d’évoquer leurs choix d’installation, leurs projets personnels ou collectifs, les éléments qui ont facilité ou compliqué leur intégration sur le territoire.

Parmi les atouts évoqués, on retiendra notamment :

  • Une « Nature belle, une terre joueuse et des cailloux qui chantent », formule qui résume bien l’enthousiasme et l’inspiration suscités par le cadre de vie pour celles et ceux qui découvrent ou re-découvrent un territoire caractérisé par son bocage, ses vallées, ses forêts ou ses villages. Les milieux naturels emblématiques du Boischaut Sud sont en effet propices à une multitude d’activités « de pleine nature », (comme en témoigne le fort intérêt pour les sorties « pêche à l’écrevisse » proposées à Eguzon)
  • Une culture entretenue par des manifestations qui valorisent les ressources locales (fêtes mettant à l’honneur les végétaux champêtres, comme la châtaigne)
  • L’authenticité des relations humaines (…malgré le fait qu’il faille parfois un temps d’observation de la part des autochtones)

Quelques facteurs facilitant l’intégration ont également été évoqués :

  • La « fête des voisins » (qui fonctionne bien là où les habitants d’un hameau, d’un village ou d’un quartier se l’approprient).
  • Le fait d’aller à la rencontre des habitants, qui partagent facilement leur connaissance des lieux, lorsqu’on les sollicite.

Parmi les éléments qui conditionnent l’attractivité du territoire  et constituent autant d’enjeux pour son avenir :

  • L’accessibilité : la déserte par l’autoroute et par le train d’Eguzon (et de la partie ouest du Boischaut sud est un atout indéniable). Comme cela a été évoqué, cette desserte rend par exemple compatible l’exercice d’un emploi salarié à Châteauroux avec un logement  «à la campagne » et des déplacements journaliers domicile-travail par le rail.
  • L’habitabilité : un prix de l’immobilier attractif, corolaire du grand nombre de maisons à rénover et pour lesquelles de plus fortes incitations (aides à la rénovation) seraient les bienvenues. On constate en effet un mitage de l’espace par des constructions neuves au détriment de la remise en état du parc immobilier ancien.
  • Les infrastructures et les services (crèches, écoles, santé…) sont autant d’investissements financés en grande partie par les collectivités et qui contribuent fortement, lorsqu’ils sont présents et facilement accessibles, à fixer des nouvelles populations et notamment de jeunes couples avec enfants.
  • L’image du territoire (éléments immatériel, qui contrairement au précédent point, ne se décrète pas mais se construit), tout comme la « culture de l’accueil». De l’avis des participants cela prend du temps et peut être facilité par une communication de qualité, par conséquent bien ciblée.
  • Le maintien et le renouvellement de la vie économique : à ce sujet, il a été question des difficultés de transmission des activités que celles-ci soient agricoles, commerciales ou artisanales. Sur ce point, le constat de la frilosité des banques à financer les projets à été soulignée. En effet, les territoires ruraux partissent parfois d’une image « peu dynamique » auprès d’elles. Il est aussi des cas où, malgré le fait qu’elles ne prennent que peu de risques, elles se sont pas pour autant prêtent à soutenir des projets quand elles les jugent trop « atypiques «  (par exemple quand il s’agit de reconversions professionnelles couplées à une  installation à la campagne) ; La lourdeur des capitaux à mobiliser par les repreneurs qui résulte, entres autres, d’un environnement de plus en plus réglementé et normatif n’arrangent rien.

Le constat de la multiplication des initiatives collectives telles que les « boutiques éphémères » a conduit les participants à donner leurs points de vue sur les conditions de co- existence de ces « nouvelles » formes de commerce avec les activités commerciales exercées de façon plus « traditionnelle ». Si ces dernières sont  appréciées des habitants pour la régularité des services qu’elles leurs fournissent, elles peinent à se maintenir. Elles sont aussi caractérisées par des conditions d’exercice contraignantes en termes de temps, qui n’attirent pas toujours les candidats à la reprise. Les premières, plus volatiles, contribuent elles aussi, à la vitalité des bourgs par une diversification et un renouvellement de l’offre.

En ce qui concerne les pistes pour améliorer l’attractivité et promouvoir une image positive (-> Voir la présentation), les propositions d’actions qui ont été soumises aux participants les ont conduits à se positionner, en fonction des leurs centres d’intérêts, ou des enjeux qu’ils considèrent comme prioritaires, sur des thèmes d’ateliers qui seront approfondis lors de la rencontre de concertation « Accueil territorial et tourisme » qui aura lieu début 2018.

D’autres idées ou thèmes à creuser ont également été lancés, comme la création de « séjours bien-être », des initiatives pour contribuer au mouvement des villes en transition (AMAP, incroyables comestibles, énergie partagée…) ou encore jumelage pour permettre de créer de nouvelles coopérations avec d’autres territoires.

Dans la perspective des travaux à venir, vos idées et contributions (par exemple si vous souhaitaient rejoindre un groupe de travail) sont également les bienvenues…


Rencontre nationales COMEDIE : un temps pour la concertation territoriale

13

Nov 2017

Rencontre nationales COMEDIE : un temps pour la concertation territoriale

Le Réseau CIVAM participe à l’organisation de ces rencontres nationales qui ont pour objectif de réunir les acteurs locaux impliqués dans des démarches de dialogue au service du territoire et de la gestion concertée de ces communs que sont l’eau et l’alimentation. C’est à ce titre que l’ADAR-CIVAM est invitée à venir témoigner de son expérience sur l’approvisionnement local de la restauration scolaires et des enjeux que cela comporte en termes de concertation territoriale.

Si l’évènement vous intéresse, voici le programme_rencontres_comedie_2017.


Changer notre regard sur la ruralité 

06

Nov 2017

Changer notre regard sur la ruralité 

« Le regard que nous portons sur le territoire où nous vivons détermine l’image que nous en donnons ».

Voici une des idées développée durant l’émission « le tour de la question » sur RCF en Berry à laquelle ont participés Vanick Berberian, maire de Gragilesse Dampierre et Président de l’association des maires ruraux de France, Bertrand Coly, représentant du Mouvement Rural de Jeunesse Chrétienne (MRJC) au Conseil Economique Social et Environnemental (CESE) et Olivier Benelle, chargé de mission « accompagnement à la création d’activités et accueil  territorial» à l’ADAR-Civam.

Pour approfondir les informations données par Bertrand Coly dans l’émission, vous pouvez consulter  le rapport complet sur « La place de jeunes en milieu rural », rendu en 2017 par le CESE.

Et si vous même participez à la promotion du Boischaut Sud et souhaitez rejoindre le réseau des « ambassadeurs de l’Accueil » en Boishaut sud, contactez Olivier Benelle à l’ADAR-Civam, qui vous donnera de plus amples informations sur cette initiative.