Agriculture : diagnostiquer son sol pour adapter ses pratiques

Agriculture : diagnostiquer son sol pour adapter ses pratiques

Les agriculteurs/trices du groupe DEPHY et du groupe 30 000 animés par l’Adar Civam partagent différents objectifs, dont la réduction des intrants (engrais, phytos, aliments, fioul…) et l’amélioration de la vie des sols.

Le sol, plus qu’un simple support de production, est en réalité un milieu vivant, complexe, et un capital à entretenir par l’agriculteur. Comme le disent les vieux adages : « la chaux enrichi le père et ruine le fils », et « qui chaule sans fumer se ruine sans y penser »!

Gestion du calcaire, apports de matière organique, adaptation du travail du sol, couverts végétaux, rotation : autant de leviers dont chaque agriculteur dispose pour valoriser son sol au meilleur de son potentiel, tout en préservant et améliorant sa structure et son fonctionnement biologique à long terme.

Pour acquérir des connaissances et de la méthode sur ce thème, des formations avec l’intervention de Jean-Pierre Scherer, pédologue et botaniste à la MFR de Chauvigny (86), ont eu lieu en mars et en avril 2019.

Objectif : savoir diagnostiquer son sol en autonomie à l’aide d’outils simple, et identifier les améliorations de pratiques souhaitables en fonction de chaque situation.

Pour le diagnostic de sol, plusieurs critères sont pris en compte :

– contexte de la parcelle et système de culture actuel de l’agriculteur

– observation et analyses d’un profil de sol : profondeur, taux d’argile (méthode du boudin), couleurs, enracinement, structure…

– caractérisation de la matière organique : est elle sous forme fugace et facilement minéralisable (bactéries dominantes), ou stable et sous forme d’humus (champignons dominants) ?

– présence de calcaire actif : le sol est-il de nature calcaire? Un entretien calcique doit-il être réalisé?

Une panoplie simple d’outils est nécessaire à ce diagnostic : une bêche, un couteau ou un tournevis, de l’eau oxygénée, de l’acide chlorhydrique… et une rigueur d’observation et d’analyse.

 

Selon les résultats du diagnostic, différents types d’actions peuvent être préconisées :

– apports de matière organique en adaptant le type (végétal/animal; rapport C/N), la fréquence, la quantité

– apports calciques pour éviter l’acidification du sol et maintenir sa structure, en adaptant la solubilité carbonique, la quantité et la fréquence

– adaptation du travail du sol (ne pas labourer trop creux ni trop fréquemment un sol fragile

– implantation de couverts végétaux en adaptant le choix des espèces et le mode destruction

– adaptation de la rotation

 

Une formation riche en enseignements. Pour aller plus loin, les agriculteurs de ces groupes souhaitent se former la saison prochaine à la reconnaissance des plantes bio-indicatrices des cultures, et également approfondir le travail sur l’implantation et la gestion des couverts végétaux.

Pour rejoindre la dynamique ou pour en savoir plus :

contacter Lucas HENNER au 07 89 50 80 44.

Accompagnement du groupe Dephy :

 

 

 

 

 

 

Accompagnement du groupe 30 000: