Accueil territorial


04

Mai 2018

C’est dans la salle d’activités du gîte communal de La Berthenoux que s’est déroulé le dernier apéro accueil.

L’occasion de pour les personnes présentes de faire connaissance, d’échanger sur leurs projets, sur leurs expériences en matière d’accueil et sur ce qui fait l’attractivité d’un territoire.

Parmi les éléments qui déterminent cette attractivité : le cadre de vie, l’offre d’emploi, de logements, de services mais aussi, bien sur, les personnes qui y vivent et le font vivre (qui font l’atmosphère et l’hospitalité du territoire).

C’est pour ancrer d’avantage la culture l’accueil en Boischaut Sud qu’un réseau des ambassadeurs de l’accueil se met en place grâce à l’intervention conjointe des habitants (qui le rejoignent), des mairies, des offices de tourisme et de l’ADAR-Civam (pour son animation et sa structuration).

Pour en savoir plus, consultez la charte des ambassadeurs de l’accueil ou contactez Olivier Benelle pour être tenu(e) informé(e) des prochaines rencontres.

Contact :

Olivier BENELLE
chargé de mission « accompagnement à la création d’activités, accueil territorial et appui à la vie associative »
ADAR CIVAM
02 54 48 08 82 / benelle.adar.bs@orange.fr


Changer de regard pour mieux accueillir sur notre territoire

19

Fév 2018

Changer de regard pour mieux accueillir sur notre territoire

Cette première rencontre (qui marque le début de rendez-vous réguliers proposés par l’ADAR-Civam sur le thème de la dynamisation du Boischaut Sud par l’accueil de nouvelles populations)  avait pour objectifs de cerner plus précisément des leviers pour accroitre l’attractivité du territoire, de partager une feuille de route et de renforcer la concertation entre acteurs de l’accueil territorial  et de l’ accueil touristique.

La matinée s’est organisée autour d’interventions et de témoignages.

La présentation de Jean Yves Pineau (les Localos) visait à relever les « complémentarités, tensions et articulations entre politique d’accueil de  nouvelles populations et tourisme ».

Le visionnage du film « La Glace à la Fourme » a ensuite permis l’alimenter les échanges.

Les témoignages qui ont suivi ont mis en évidence les potentialités (parfois ignorées) du territoire en matière d’attractivité.

D’abord en analysant plus spécifiquement les possibilités offertes par le télétravail : Barabara Spanu à partagé son expérience de nouvelle arrivante puisqu’elle a choisi de quitter Paris pour venir s’installer près d’Argenton d’où elle continue de travailler pour ses anciens clients en tant que traductrice. Sa présentation est disponible ici.

Le témoignage suivant a montré en quoi le paysage constitue un facteur d’attractivité qui ne demande qu’à être mieux partagé et valorisé. L’initiative originale consistant à faire un inventaire des motifs paysagers, entreprise par le Pays Saint Amandois a été présentée par Dominique ROBLIN (élu du Syndicat mixte du Pays) et Hélène SERVANT MASSE (animatrice du programme LEADER). Ils ont ainsi pu expliquer comment la population a été associée à une action collective  visant à répertorier et à valoriser les motifs paysagers communs aux habitants du Boischaut Sud  du Cher (tels que les granges à auvent, les arbres remarquables,  les murets de pierres sèches ou encore les puits).

 

La soixantaine personnes présente s’est ensuite répartie sur 4 ateliers qui se sont déroulés simultanément, avec des objectifs qui leur étaient propres :

L’atelier 1 : « Construire une image positive : une posture idéologique ou une résultante de moyens ? » a permis de dégager des pistes d’actions concrètes pour construire et partager plus largement une image positive du territoire du Boischaut Sud.

L’atelier 2 : « Ambassadeurs de l’accueil : passer de démarches isolées à un réseau structuré » a conduit à valider des outils (voir la charte des ambassadeurs de l’accueil) et à acter une méthode  pour mobiliser des ambassadeurs et faire vivre leur réseau.

L’atelier 3 : « Séjours touristiques : quelles animations pour faire découvrir et donner envie de rester ? » a offert un cadre d’échange pour faire un point d’étapes sur la co-construction de séjours thématiques et enrichir des circuits déjà élaborés par le regard et les apports des participants (élus ou techniciens responsables du secteur touristique, hébergeurs, producteurs ou porteurs de projets déjà engagés dans cette co-construction ou souhaitant y  prendre part).

L’atelier 4 : « Comment mieux accompagner les candidats à l’installation et les nouveaux arrivants? » a actualisé l’état des lieux des compétences disponibles, mais aussi des manques en la matière. Les participants ont proposé des pistes d’action concrètes pour agir de façon plus coordonnée et efficace.

Avant de se quitter, les participants on conclu sur l’idée que le potentiel de l’attractivité et de la vitalité du territoire réside en chacun de ses habitants, qu’il ne suffit pas de se le dire mais qu’il faut  l’activer ! Il est pour cela nécessaire de changer de regard sur nous-mêmes, sur notre territoire et ses ressources ainsi bien sur que sur ceux qui font le choix de s’installer ici.

Si cette idée vous parle et que vous aussi souhaitez prendre part à une ou plusieurs des actions engagées dans le cadre du projet « cultivons l’accueil », vous pouvez contacter les chargé-e-s de missions de l’ADAR-Civam (Pauline Thibaux ou Olivier Benelle) qui vous renseigneront sur les multiples façons d’y participer.

 

Retrouvez ici l’intégralité du compte rendu de la rencontre.


Quelles pistes pour promouvoir une image positive du Boischaut Sud?

15

Nov 2017

Quelles pistes pour promouvoir une image positive du Boischaut Sud?

Échanger sur ses expériences, ses représentations ou son vécu en tant qu’accueillant ou accueilli…Partager des pistes de réflexion pour promouvoir une image positive du Boischaut Sud en liant  tourisme et accueil de nouvelles populations…Une vingtaine de personnes ont pu débattre sur ces sujets à l’occasion du second café accueil qui s’est tenu mardi 14 novembre à Eguzon au bar restaurant Le Bôberry, puisque Betty et David Lefort, les nouveaux propriétaires du lieu nous avaient ouverts leurs portes à cette occasion. Lire l’article récemment paru dans l’écho du Berry, qui retrace leur installation.

Les participant-e-s ont donc eu l’occasion d’évoquer leurs choix d’installation, leurs projets personnels ou collectifs, les éléments qui ont facilité ou compliqué leur intégration sur le territoire.

Parmi les atouts évoqués, on retiendra notamment :

  • Une « Nature belle, une terre joueuse et des cailloux qui chantent », formule qui résume bien l’enthousiasme et l’inspiration suscités par le cadre de vie pour celles et ceux qui découvrent ou re-découvrent un territoire caractérisé par son bocage, ses vallées, ses forêts ou ses villages. Les milieux naturels emblématiques du Boischaut Sud sont en effet propices à une multitude d’activités « de pleine nature », (comme en témoigne le fort intérêt pour les sorties « pêche à l’écrevisse » proposées à Eguzon)
  • Une culture entretenue par des manifestations qui valorisent les ressources locales (fêtes mettant à l’honneur les végétaux champêtres, comme la châtaigne)
  • L’authenticité des relations humaines (…malgré le fait qu’il faille parfois un temps d’observation de la part des autochtones)

Quelques facteurs facilitant l’intégration ont également été évoqués :

  • La « fête des voisins » (qui fonctionne bien là où les habitants d’un hameau, d’un village ou d’un quartier se l’approprient).
  • Le fait d’aller à la rencontre des habitants, qui partagent facilement leur connaissance des lieux, lorsqu’on les sollicite.

Parmi les éléments qui conditionnent l’attractivité du territoire  et constituent autant d’enjeux pour son avenir :

  • L’accessibilité : la déserte par l’autoroute et par le train d’Eguzon (et de la partie ouest du Boischaut sud est un atout indéniable). Comme cela a été évoqué, cette desserte rend par exemple compatible l’exercice d’un emploi salarié à Châteauroux avec un logement  «à la campagne » et des déplacements journaliers domicile-travail par le rail.
  • L’habitabilité : un prix de l’immobilier attractif, corolaire du grand nombre de maisons à rénover et pour lesquelles de plus fortes incitations (aides à la rénovation) seraient les bienvenues. On constate en effet un mitage de l’espace par des constructions neuves au détriment de la remise en état du parc immobilier ancien.
  • Les infrastructures et les services (crèches, écoles, santé…) sont autant d’investissements financés en grande partie par les collectivités et qui contribuent fortement, lorsqu’ils sont présents et facilement accessibles, à fixer des nouvelles populations et notamment de jeunes couples avec enfants.
  • L’image du territoire (éléments immatériel, qui contrairement au précédent point, ne se décrète pas mais se construit), tout comme la « culture de l’accueil». De l’avis des participants cela prend du temps et peut être facilité par une communication de qualité, par conséquent bien ciblée.
  • Le maintien et le renouvellement de la vie économique : à ce sujet, il a été question des difficultés de transmission des activités que celles-ci soient agricoles, commerciales ou artisanales. Sur ce point, le constat de la frilosité des banques à financer les projets à été soulignée. En effet, les territoires ruraux partissent parfois d’une image « peu dynamique » auprès d’elles. Il est aussi des cas où, malgré le fait qu’elles ne prennent que peu de risques, elles se sont pas pour autant prêtent à soutenir des projets quand elles les jugent trop « atypiques «  (par exemple quand il s’agit de reconversions professionnelles couplées à une  installation à la campagne) ; La lourdeur des capitaux à mobiliser par les repreneurs qui résulte, entres autres, d’un environnement de plus en plus réglementé et normatif n’arrangent rien.

Le constat de la multiplication des initiatives collectives telles que les « boutiques éphémères » a conduit les participants à donner leurs points de vue sur les conditions de co- existence de ces « nouvelles » formes de commerce avec les activités commerciales exercées de façon plus « traditionnelle ». Si ces dernières sont  appréciées des habitants pour la régularité des services qu’elles leurs fournissent, elles peinent à se maintenir. Elles sont aussi caractérisées par des conditions d’exercice contraignantes en termes de temps, qui n’attirent pas toujours les candidats à la reprise. Les premières, plus volatiles, contribuent elles aussi, à la vitalité des bourgs par une diversification et un renouvellement de l’offre.

En ce qui concerne les pistes pour améliorer l’attractivité et promouvoir une image positive (-> Voir la présentation), les propositions d’actions qui ont été soumises aux participants les ont conduits à se positionner, en fonction des leurs centres d’intérêts, ou des enjeux qu’ils considèrent comme prioritaires, sur des thèmes d’ateliers qui seront approfondis lors de la rencontre de concertation « Accueil territorial et tourisme » qui aura lieu début 2018.

D’autres idées ou thèmes à creuser ont également été lancés, comme la création de « séjours bien-être », des initiatives pour contribuer au mouvement des villes en transition (AMAP, incroyables comestibles, énergie partagée…) ou encore jumelage pour permettre de créer de nouvelles coopérations avec d’autres territoires.

Dans la perspective des travaux à venir, vos idées et contributions (par exemple si vous souhaitaient rejoindre un groupe de travail) sont également les bienvenues…


Changer notre regard sur la ruralité 

06

Nov 2017

Changer notre regard sur la ruralité 

« Le regard que nous portons sur le territoire où nous vivons détermine l’image que nous en donnons ».

Voici une des idées développée durant l’émission « le tour de la question » sur RCF en Berry à laquelle ont participés Vanick Berberian, maire de Gragilesse Dampierre et Président de l’association des maires ruraux de France, Bertrand Coly, représentant du Mouvement Rural de Jeunesse Chrétienne (MRJC) au Conseil Economique Social et Environnemental (CESE) et Olivier Benelle, chargé de mission « accompagnement à la création d’activités et accueil  territorial» à l’ADAR-Civam.

Pour approfondir les informations données par Bertrand Coly dans l’émission, vous pouvez consulter  le rapport complet sur « La place de jeunes en milieu rural », rendu en 2017 par le CESE.

Et si vous même participez à la promotion du Boischaut Sud et souhaitez rejoindre le réseau des « ambassadeurs de l’Accueil » en Boishaut sud, contactez Olivier Benelle à l’ADAR-Civam, qui vous donnera de plus amples informations sur cette initiative.


Cultivons l’accueil…Paysan  et citoyen en Boischaut Sud !

28

Sep 2017

Cultivons l’accueil…Paysan et citoyen en Boischaut Sud !

Créer des séjours à thèmes combinant hébergements et activités pour faire découvrir ou mieux connaitre le Boischaut Sud …autant de sujets qui ont alimentés les échanges et permis le partage d’expériences entre les adhérents ou salariés de la Fédération Nationale d’Accueil Paysan et les habitants du Boischaut Sud venus participer à la rencontre du 26 septembre à la Ferme d’Hélice (labellisée accueil Paysan).

L’occasion de présenter le projet « Cultivons l’accueil *» à travers lequel l’ADAR-Civam et Accueil Paysan souhaitent  susciter l’envie de s’installer en Boischaut Sud chez  les personnes de passage, les touristes, en leur faisant découvrir le territoire par le biais d’animations qui mettent en valeur ses ressources (visites de fermes ou d’ateliers, activités de transformation à la ferme, sites patrimoniaux, randonnées à thème, cadre de vie propice à la détente et au ressourcement).

L’occasion également de découvrir les animations proposées par Accueil Paysan sur d’autres territoires et en particulier différentes formes d’itinérance douce :

  • « Vélo dépaysant » en Pays de la Loire (grande ballade champêtre à vélo pour apprécier la diversité des paysages, au cours de laquelle les voyageurs sont accueillis à chaque étape, par des paysans ou des acteurs ruraux)
  • « Rando Paysannes » en Rhône Alpes qui relient entre eux différents hébergements labellisés Accueil Paysan

La construction d’une offre d’accueil se veut largement ouverte aux habitants et acteurs du territoire qui souhaitent partager leur passion de vivre ici,  inviter d’autres personnes à faire le pas d’une installation ou tout simplement à témoigner des richesses du Boischaut Sud.

Tout un chacun est donc invité à participer à la construction de ces séjours, en ouvrant son activité aux visiteurs, ou simplement en partageant sa connaissance du territoire… C’est en définitive assez simple d’être « ambassadeur de l’accueil ». Si vous souhaitez contribuer à rendre le Boischaut Sud encore plus attractif et vivant (et que vos initiatives fassent réseau), vous pouvez contacter Olivier Benelle, chargé de mission « accompagnement à la création d’activités, accueil territorial et appui à la vie associative« (benelle.adar.bs@orange.fr) ou Pauline Thibaux, chargée de mission “Animation territoriale, agriculture et société” (thibaux.adar.bs@gmail.com).

*Le projet « Cultivons l’accueil » est soutenu par la Région Centre à travers “A vos ID” ainsi que par le programme  européen Leader sur le Pays de La Châtre en Berry et le Pays Val de Creuse Val d’Anglin. Il est co-réalisé sur 3 ans (2017-2019) par Accueil Paysan, l’ADAR-Civam et les acteurs du tourisme que sont les Offices de tourisme et l’Agence Départementale du Tourisme de l’Indre  (ADTI) qui ont accepté de promouvoir les séjours que nous construirons ensemble.

 


Les espaces ruraux ont un avenir prévisible difficile

13

Sep 2017

Les espaces ruraux ont un avenir prévisible difficile

L’observatoire des territoires (Commissariat général à l’égalité des chances dépendant du Premier Ministre) a rendu son analyse début Juillet. Les prévisions nationales actualisées confirment les analyses formulées lors du forum de territoire  2016 organisé par l’Adar-Civam. Ainsi on peut relever quelques extraits suivants :

…« Pour un tiers des bassins de vie, la croissance s’explique par le seul excédent migratoire. Dans la plupart des bassins de vie – essentiellement situés au sud de la Loire – en périphérie des grandes agglomérations mentionnées ci-dessus et, ce qui marque une rupture par rapport à la décennie précédente, dans les espaces les moins denses, la croissance repose en effet très majoritairement, voire exclusivement, sur les apports migratoires. En raison du vieillissement marqué de leur population, les dynamiques naturelles de ces territoires sont atones, voire négatives, et le développement de ces espaces (littoraux notamment) dépend ainsi fortement de l’attractivité qu’ils exercent sur les retraités et les familles. Les mouvements migratoires excédentaires ne parviennent en revanche pas à compenser le déficit naturel dans une centaine de bassins de vie, pour la plupart situés dans le centre de la France. »…

…« Les pôles demeurent, malgré une dynamique de progression moins affirmée, les principaux lieux de la croissance et leurs densités progressent.

Les espaces les plus ruraux et les communes dites « isolées hors influence des pôles » connaissent quant à eux des dynamiques de croissance beaucoup trop limitées pour influer sur les niveaux de densité. Ceux-ci restent très faibles (15 habs./km²). La concentration des dynamiques de croissance de la population dans le périurbain et dans les grands pôles a donc pour conséquence de renforcer les écarts entre « espaces vides » et « espaces pleins »….

 

On pourra se reporter aux liens ci-dessous ou charger le Pdf y correspondant

http://www.observatoire-des-territoires.gouv.fr/observatoire-des-territoires/fr/dynamiques-de-population

http://www.observatoire-des-territoires.gouv.fr/observatoire-des-territoires/fr/le-p-rim-tre-des-zrr-au-1er-juillet-2017-0


Café accueil à Crevant : créer du lien et partager nos représentations du territoire

03

Juil 2017

Café accueil à Crevant : créer du lien et partager nos représentations du territoire

Comment favoriser l’accueil des nouvelles populations, faciliter l’intégration des nouveaux arrivants ?

Élargir son réseau de connaissances et prendre des informations pour mener à bien ses projets, passer un moment convivial, partager des initiatives et échanger des points des vue, mais aussi des contacts…

C’est un peu de tout cela que sont venues chercher les personnes (une trentaine) ayant participé au premier « café accueil » qui s’est déroulé le 29 juin à la salle des fêtes de Crevant.

Cette rencontre, organisée dans le cadre du projet «  cultivons l’accueil », mis en œuvre par l’ADAR-Civam en partenariat avec Accueil Paysan Centre, l’URHAJ, les offices de tourisme du Pays de George Sand et de la Vallée de la Creuse a été réalisée grâce au soutien du dispositif régional A vos ID et du programme européen Leader.

Après un temps d’interconnaissance, José Romera, installé depuis 5 ans au hameau des Bergères situé sur la commune de Crevant, a présenté des étapes de son installation, les raisons qui ont guidé ses choix, les ressources sur lesquelles il s’est appuyées. Ainsi, le fait de se créer un réseau et de s’impliquer dans l’organisation d’évènementiels aux côtés de diverses associations, lui ont permis de mieux s’intégrer mais aussi de partager ses talents de cuisinier (puisqu’il est maître d’hôtel) ; activité qu’il pratique au domicile des particuliers, sur les marchés ou lors d’ateliers participatifs, qui mêlent culture, savoirs faire et découverte.

A partir de ce témoignage, les échanges se sont poursuivis autours de quelques idées forces qui ont guidé un débat parfois contradictoire :

Oser faire, bousculer les idées en place… C’est ce qui contribue à renouveler l’image du territoire. Il est donc important de laisser leur place aux parcours non linéaires, aux initiatives atypiques.

Mais, il faut aussi s’intéresser au lieu où l’on vit, le connaître et le comprendre (lui et ses habitants) pour l’apprécier d’avantage… et être en mesure d’en parler, de le faire découvrir.

Ainsi, chacun-e, à sa manière, peut donc être « ambassadeur de l’accueil », en partageant ce qu’il connait, en facilitant les démarches, en donnant des contacts. Il s’agit de permettre à ceux qui arrivent de pouvoir plus facilement s’installer matériellement, de s’approprier le territoire, de s’intégrer socialement, professionnellement ou en développant une activité. Ce qui semble parfois être une évidence pour ceux qui vivent ici peut souvent se révéler d’une grande aide pour ceux qui arrivent !


Chronique d’une installation

30

Mar 2017

Chronique d’une installation

Lisa Wolf est née en Allemagne (comme le rappelle le titre de l’album solo de cornemuse qui  vient de paraitre et qu’elle a présenté le 9 mars lors d’une soirée publique au Bar l’Arcade de Neuvy Saint Sépulchre).couverture

 

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Après s’être formée au métier d’artisan et aux compétences utiles à la gestion et au développement de son activité, elle crée aujourd’hui  sa propre entreprise de réparation d’instruments à vent de la famille des bois et de fabrication de cornemuses. Elle propose également des cours, stages et animations de cornemuse.

Retour sur les grandes étapes de son parcours :

  • Naissance en 1986 à Stuttgart
  • 2005-2008 : Formation de trois ans en Allemagne chez Jürgen Trescher à Tübigen
  • 2009-2011 : Salarié chez Schwenk & Seggelke à Bamberg, entreprise artisanale renommée mondialement dans la fabrication de clarinettes modernes et anciennes et préparation du «  Meisterbrief » (diplôme allemand de « maître artisan »), obtenu en 2011.
  • 2011 : Arrivée en France. Lisa s’installe d’abord dans la région parisienne. Son rêve est d’ouvrir son propre atelier. Mais il se heurte aux prix élevé des loyers.
  • 2008 : Découverte du festival des « Rencontres des Luthiers et Maîtres Sonneurs » auquel Lisa participe désormais chaque année (aujourd’hui, elle est membre de l’association « Le Son Continu » qui a repris l’organisation du salon de lutherie). La découverte de cet événement musical va alors inspirer Lisa et son mari pour une future installation dans le Berry.
  • 2013 : Naissance de son premier enfant (Emmanuel) et installation à Neuvy Saint Sépulchre (d’abord en location).

CAAHL 006Photo : Yvan Bernaer

  • 2014 : Entrée dans la couveuse Native du Pôle Local d’Économie Solidaire. Lisa commence alors à exercer son activité « grandeur réelle » tout en complétant ses compétences en gestion, comptabilité, communication et elle démarche ses premiers clients.  Cette année-là, Lisa et son conjoint achètent aussi une maison à Neuvy Saint Sépulchre  (au 4, rue de la Fontchevrière) où Lisa commence à aménager son atelier actuel.
  • 2015 : naissance d’un second enfant (Anatole). Achat des machines-outils et inauguration de son atelier couplé à un stage de clarinette.
  • 2016 : Ouverture de son atelier au public sur 4 dates à l’occasion de l’opération « Secrets de fabrique ».
  • Mars 2017 : fin de sa période d’ « entrepreneur à l’essai » au sein de la couveuse Native de l’Indre et création de son entreprise individuelle en nom propre. Début des essais de la fabrication de cornemuses et sortie d’un album « Je suis née en Allemagne ».

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Photo : Yvan Bernaer

Contact :

                Atelier WOLF – le loup des bois

                4 rue de la Fontchevrière

                36230 Neuvy Saint Sépulchre

                07 82 26 59 07

                contact@atelier-wolf.com

 

Pour en savoir plus sur Lisa et ses services :  http://www.atelier-wolf.com

www.facebook.com/atelierwolf

Actualités : Lisa Wolf  animait un stand (photos ci-dessous) samedi 1er et dimanche 2 avril à l’occasion des Journées européennes des métiers d’art sur le site de la FOREPABE à La Châtre


Echanger sur la dynamisation du Boischaut Sud et l’accueil de nouvelles populations

19

Oct 2016

Echanger sur la dynamisation du Boischaut Sud et l’accueil de nouvelles populations

Voir le reportage réalisé par BipTV : reportage-bip-tv-forum

 

Lire le compte rendu complet de la rencontre.

 

atelier-forum-17-oct-2016

 

 

Lundi 17 octobre, 47 personnes ont participé au forum territorial « vivre et accueillir en Boischaut Sud », organisé par l’ADAR-Civam avec l’appui de l’AFIP et du réseau Civam.

Elus, acteurs socio économiques, créateurs/trices d’activités, citoyen/es ont débattu à travers des ateliers et différentes animations sur ce qui constitue pour eux les enjeux, les réussites, les freins, les pistes de travail pour rendre le territoire plus vivant et donc plus attractif, améliorer le quotidien de ceux et celles qui l’habitent et susciter l’envie de s’installer et de rester.

Les apports des témoins et intervenants ont permis de situer plus précisément les enjeux démographiques et liés à la mobilité (Denis Lépicier, chercheur à Agro Sup Dijon), l’importance de la communication positive sur ruralité et de la place à laisser à l’innovation (Gérard Mayaud, Président du Pays Val de Creuse Val d’Anglin), les champs de possibles offerts par les formes de travail collaboratives (Germain Lefbvre, SCOP Oxalis) ou encore la capacité de résilience des territoires (Stéphane Grasser, SCIC l’Arban du Plateau de Millevaches).

La rencontre a surtout permis de partager des représentations sur la culture de l’accueil,  de débattre sur les leviers à actionner pour avancer collectivement et d’identifier des pistes d’action. Parmi celles-ci, on retiendra notamment :

 

  • Aborder les questions de vie et d’attractivité sur le territoire à travers une approche globale.  En effet, l’accueil de nouvelles populations ne peut pas être une finalité qui se substitue à une stratégie de développement. Il doit s’appuyer sur des politiques volontaristes en matière de logement, de services à la population au bénéfice de celles et ceux qui vivent sur le territoire ou projettent de s’y installer.
  • Sortir du mimétisme économique, faire un pas de côté en facilitant l’émergence de nouvelles formes de commerce, de services (activités hybrides adaptées aux nouveaux modes de vie de consommation et aux besoins de la population)
  • S’appuyer sur les personnes qui y vivent ici (relais locaux, « ambassadeurs », créateurs d’activités pouvant témoigner de leur expérience…) pour faire la promotion du territoire et construire une image positive partagée. Le facteur humain (récits de vie, expériences collectives…) est plus parlant qu’une campagne de communication irréelle ou mal ciblée.
  • Construire un récit du territoire basé sur le vécu collectif, des éléments fédérateurs qui vont être les marqueurs de la spécificité  du territoire (par exemple le cadre de vie, le paysage comme lien entre Nature et Culture, la qualité du lien social, etc…) Cette « aura » du territoire permet que ceux et celles qui y vivent ici se sentent « augmentés ».
  • Susciter l’envie de « faire ensemble » en appuyant les projets collectifs, en mettant à disposition des lieux où l’on fabrique du sens commun et où s’exprime la qualité du lien social.
  • S’autoriser à rêver, imaginer, oser de formes d’activités, des modes de vie qui correspondent aux attentes des personnes qui vivent ici, aux besoins de toutes les générations.
  • Ne pas douter de notre capacité (et de celle des campagnes de façon plus générale) à inventer des solutions simples qui nous correspondent.

 

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Cette rencontre a été réalisée avec le soutien financier du Programme FEDER

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Logo Europe FEDER avec petite phrase Centre


Le Haut Débit, où on en est ?

21

Sep 2016

Le Haut Débit, où on en est ?

L’Observatoire du Haut Débit en France vous permet d’obtenir des informations sur le déploiement du très haut débit sur le territoire français.

Grâce à la carte interactive, situez-vous rapidement : http://observatoire.francethd.fr/#

haut-debit

Vous pouvez aussi sélectionner le département où la ville que vous souhaitez pour avoir plus d’informations sur les Pourcentages de logements et locaux professionnels par classes de débit (à fin mars 2016 actuellement).

Vous pouvez également visualiser le déploiement selon le type d’opérateur (action publique, initiative privée – essentiellement Orange et SFR en région Centre-Val de Loire)

 



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