circuits courts


SAAT, PAT, quèsaco ?

18

Sep 2017

SAAT, PAT, quèsaco ?

Certaines locutions ont parfois, périodiquement, le vent en poupe et c’est le cas actuellement du terme « PAT« , comprendre Projet Alimentaire Territorial. Derrière cet acronyme peu amène se cache un potentiel de développement de nos territoires, recentré sur la sphère alimentaire et les besoins primaires des habitants.

Approche terminologique :

Les circuits courts qualifient une relation commerciale entre le producteur et le consommateur avec un maximum d’un intermédiaire entre les deux. Un SAAT (Système Alimentaire Agricole Territorialisé) englobe les circuits courts et se définit comme l’ensemble de la production/ distribution/ consommation sur un territoire donné dont les limites géographiques sont déterminées par la consommation.

La question de l’alimentation de proximité renvoie de fait à un nombre important d’acteurs comme l’illustre par exemple l’approvisionnement de la restauration collective : producteurs, transformateurs, artisans, élus, gestionnaires, cuisiniers, élèves, enseignants, parents.

Un SAAT peut être mis en projet et traduire alors une vision globale et partagée de l’alimentation, par un ensemble d’acteurs sur un périmètre déterminé mais ouvert et recoupant plusieurs enjeux. Il constitue alors un cadre d’action politique multi-acteurs, à l’échelle d’un territoire. Les initiatives qui découleront de ce cadre d’action peuvent être élaborées par une instance rassemblant l’ensemble des acteurs liées à l’alimentation (parfois baptisé conseil de gouvernance alimentaire) et constituer un projet véritable alors appelé Projet Alimentaire Territorial (PAT).

Le ministère s’est également emparé de la démarche et propose une labellisation des PAT mis en œuvre :

Prévus dans la loi d’avenir pour l’agriculture, l’alimentation et la forêt du 13 octobre 2014 (Art 39), les projets alimentaires territoriaux sont élaborés de manière concertée à l’initiative de l’ensemble des acteurs d’un territoire. Ils s’appuient sur un diagnostic partagé faisant un état des lieux de la production agricole locale et du besoin alimentaire exprimé au niveau d’un bassin de vie ou de consommation, aussi bien en termes de consommation individuelle que de restauration collective.

Projet Alimentaire territorial_ Plaquette du ministère de l’agriculture

Les CIVAM ont affiné leur approche du sujet et reconnaissent le bien-fondé d’un PAT aux enjeux auxquels il répond et à certaines conditions de mise en oeuvre.

Les enjeux du développement des SAAT pour les territoires ruraux

  • La création d’emplois non-délocalisables
  • La justice sociale et l’égalité vis-à-vis de l’alimentation (santé)
  • La préservation de l’environnement
  • L’aménagement du territoire (par la relocalisation de l’économie alimentaire on assiste à une répartition spatiale différente de la valeur ajoutée, où les territoires ruraux comptent davantage)
  • La liberté en tant que consommateurs d’accéder à une alimentation choisie
  • L’attractivité des territoires

La nécessaire adéquation des modes de production aux enjeux de l’alimentation

Les pratiques agricoles doivent pouvoir répondre aux enjeux évoqués ci-dessus, cela se traduit par une agriculture durable, locale, identifiée au territoire :

  • qui tient compte des situations particulières (exploitation, production)
  • qui contribue autant que possible et dans une perspective évolutive au respect de l’environnement (vers la suppression des pesticides, engrais chimiques et OGM)
  • qui crée de l’emploi et de la valeur ajoutée pour les agriculteurs et transformateurs engagés dans les circuits courts
  • qui valorise des relations de proximité et de transparence entre producteurs et consommateurs
  • permettant un accès au plus grand nombre à des produits de qualité au prix le plus juste.

Entreprendre en coopérative, d’abord une aventure humaine et puis …

04

Sep 2017

Entreprendre en coopérative, d’abord une aventure humaine et puis …

Pour développer un projet, atteindre des objectifs plus ambitieux, répondre à des attentes précises, le projet collectif est parfois, souvent, une nécessité, une évidence. Et pourtant, il y a bien peu de choses plus complexes que de faire fonctionner un groupe, que de s’entendre à plusieurs et d’avancer dans le même sens; quand bien même l’envie de faire ensemble est le moteur premier de l’aventure.

En cherchant à répondre au besoin particulier d’accompagnement des porteurs de projet en collectif, l’ADAR-CIVAM a affiné son approche de la dimension coopérative et s’est entouré d’experts de la question dans le milieu entrepreneurial social et solidaire.

Outre les valeurs portées par les coopératives : démocratie, solidarité, responsabilité, transparence, proximité, pérennité, service et j’en passe, diversité, innovation, etc; cette manière d’entreprendre relève d’un cadre juridique spécifique et en pleine évolution avec lequel il faut savoir composer. De la gestion financière et économique au partage de la gouvernance, chaque entreprise coopérative a la possibilité d’être unique dans son mode de fonctionnement, avec les gardes-fous imposés par la loi pour s’assurer de son bien fondé.

Depuis 2 ans maintenant nous travaillons avec la Manufacture coopérative, FINACOOP, OXALIS et l’URSCOP pour qu’ils nous accompagnent dans la création de modèles d’entreprise sur mesure, répondant en tout point aux envies et besoins des futurs coopérateurs. Pour les coopérateurs c’est un travail long,  riche de nombreux échanges et débats, c’est faire le choix de l’ouverture et l’envie que la relation humaine soit au fondement du projet. C’est aussi la garantie d’un socle solide pour entreprendre différemment.


Une information peu réjouissante pour les circuits courts …

10

Mar 2017

Une information peu réjouissante pour les circuits courts …

Le 26 janvier 2017, le Conseil Constitutionnel a supprimé l’article 192 de la loi Egalité et Citoyenneté, dont voici le contenu :

« Art. L. 230-5-1. – I. – Dans le respect des objectifs de la politique de l’alimentation définie à l’article L. 1, l’État, les collectivités territoriales et les établissements publics incluent dans la composition des repas servis dans les restaurants collectifs dont ils ont la charge un volume de :

« 1° 40 % de produits sous signe d’identification de la qualité et de l’origine ou sous mentions valorisantes, définis à l’article L. 640-2, de produits provenant d’approvisionnements en circuits courts ou répondant à des critères de développement durable, notamment la saisonnalité des produits ;

« 2° 20 % de produits issus de l’agriculture biologique ou de surfaces agricoles en conversion, au sens de l’article 17 du règlement (CE) n° 834/2007 du Conseil du 28 juin 2007 relatif à la production biologique et à l’étiquetage des produits biologiques et abrogeant le règlement (CE) n° 2092/91. »

Cette mesure avait pourtant été votée à deux reprises à une très large majorité à l’Assemblée nationale et adoptée définitivement dans le cadre du projet de loi Egalité et citoyenneté en décembre dernier.


Circuits courts mais grands enjeux …

28

Fév 2017

Circuits courts mais grands enjeux …

Extrait d’ActuOcentre_ La lettre d’informations de la Région Centre Val de Loire
Aujourd’hui, François BONNEAU, a signé un protocole d’accord en faveur de l’introduction des produits des filières agricoles locales et biologiques dans la restauration scolaire des lycées de la Région Centre-Val de Loire avec la Chambre  Régionale   d’Agriculture   du   Centre-Val   de   Loire et Bio Centre. Et quel cadre plus propice pour contractualiser cet engagement fort que l’espace régional du Salon de l’agriculture qui accueille  une bonne quinzaine d’agriculteurs et de producteurs locaux. « Ce protocole doit donner plus de ressources aux producteurs et permettre à chacun d’entre nous de consommer des produits de qualité dont il connaît l’origine. Je veux rapprocher consommation et production », explique François BONNEAU, ciblant notamment tous les établissements publics qui proposent de la restauration collective. Aujourd’hui, dix lycées expérimentent cet approvisionnement de proximité. L’ambition est d’arriver, entre autres, à ce que tous les lycées régionaux l’adoptent l’année prochaine.


Réseau de gestionnaires pour l’approvisionnement local des collèges et du lycée

13

Oct 2016

Réseau de gestionnaires pour l’approvisionnement local des collèges et du lycée

Jeudi 6 octobre les gestionnaires de collège du Pays de La châtre ainsi que l’agent comptable du lycée George Sand ont participé à une première rencontre collective autour de l’approvisionnement local sur le territoire. C’est à la demande de gestionnaires souhaitant promouvoir les productions locales dans les menus des établissements scolaires que l’ADAR-CIVAM a proposé de structurer ce réseau de professionnels. Les établissements du secondaire du Pays de la Châtre sont pour une grande majorité désireux de promouvoir les produits du terroir auprès des élèves. Ils sont cependant en but à des difficultés techniques et logistiques sur lesquelles ils ont pu échanger (démarches d’appel d’offre, connaissance de l’offre locale, etc). Cette démarche d’approvisionnement local ne peut se mettre en place sans l’implication pleine et entière des cuisiniers et intendants, eux aussi présents lors de cette rencontre pour évoquer les freins qui sont les leurs en cuisine. Mme De Crémiers, conseillère régionale, vice-présidente à l’alimentation s’est joint à ce temps de travail pour développer l’ambition de la Région Centre en matière d’approvisionnement local et bio. Elle a pu évoquer les initiatives bientôt à l’oeuvre pour faciliter la prise de commande au niveau des lycées, et ainsi que les perspectives de formation des cuisiniers pour être plus en adéquation avec l’offre de produits bio et locaux. Jérémy Bouillaud, animateur au CPIE, partenaire de l’ADAR-CIVAM depuis plusieurs années sur ce sujet, est venu participer à l’animation de ce 1er échange entre professionnels.


Une exposition pour mieux consommer disponible à l’ADAR-CIVAM !

02

Sep 2016

Une exposition pour mieux consommer disponible à l’ADAR-CIVAM !

Plusieurs mois de travail pour un beau résultat, une exposition pour « Manger local » et « S’approvisionner en circuits courts » a été conçue par 3 chargés de missions de l’ADAR-CIVAM, du CPIE (Centre Permanent d’Initiation à l’Environnement) et de l’URGC (Union pour les Ressources Génétiques de la Région Centre). En 7 panneaux esthétiques, ludiques et surtout pédagogiques, cette exposition à vocation à informer jeunes et moins jeunes de l’intérêt de consommer des produits locaux de qualité et l’impact qu’une telle consommation peut avoir sur notre santé, le dynamisme de notre territoire et la qualité de notre environnement. Quelques conseils de lecture des affichages des produits de consommation courante, une cartographie des productions typiques de notre Région, un décryptage des labels, le B.A-BA du locavore amateur, vous trouverez là un condensé d’informations pour promouvoir une alimentation responsable sur notre territoire.

Cette exposition est disponible à l’ADAR-CIVAM. N’hésitez pas à nous joindre si vous souhaitez en faire usage lors de vos évènements et animations diverses !


Circuits de proximité et bouchers-abatteurs : Les élèves du CFA en visite sur 2 exploitations à Cluis.

03

Mar 2016

Circuits de proximité et bouchers-abatteurs : Les élèves du CFA en visite sur 2 exploitations à Cluis.


Lundi 29 février les apprentis et stagiaires de la formation professionnelle du CFA-CMA de l’Indre (section boucherie et charcuterie) se sont rendus chez des éleveurs partenaires de Benoit Noc, artisan boucher à Cluis.

Ces visites font suite à une intervention en salle auprès des élèves le 26 novembre dernier. L’objectif en était le suivant : porter à la connaissance des élèves les pratiques en circuits courts et de proximité des bouchers-abatteurs dans le Boischaut Sud et mettre en relief leurs intérêts et impacts économiques, sociaux et environnementaux.

Benoît Noc a développé sa pratique de boucher-abatteur en succédant à l’artisan boucher qui lui a cédé sa boutique en 2005. D’emblée intéressé par la pratique il a pris le relais auprès des fournisseurs habituels de son prédécesseur, assurant ainsi l’approvisionnement de la totalité de son commerce en viande locale. Il a évoqué sa volonté de maitriser le produit qu’il propose à ses clients de A à Z, « C’est le choix de l’artisanat ». C’est pour lui une manière de contribuer à faire vivre le territoire, tout en véhiculant une image valorisante du terroir. A cela s’ajoute les relations conviviales développées entre les partenaires qui contribuent à la pérennité de ce type de coopération.

Il s’agissait ce lundi d’échanger avec les éleveurs, fournisseurs directs de Benoît Noc et de comprendre comment ce débouché s’inscrit dans leur système de production. Chacun des intervenants a pu expliquer son choix de travailler ainsi en coopération et les implications que cela comporte.

Nous avons tout d’abord été accueillis par Damien et Christian Pantaléon, sur le GAEC de Millançay à Cluis. Ils élèvent une centaine de mères allaitantes et fournissent également Benoît Noc en porc et en veau de lait. Nous nous sommes ensuite rendus sur l’exploitation de Laurent Deschatre, éleveur et négociant, au lieu-dit Pélabosse à Cluis également. Les éleveurs s’accordent à dire que l’approvisionnement de la boucherie de Benoît Noc ne constitue qu’une petite partie de leur revenu. Il s’agit cependant de la part de leur travail qu’ils valorisent le mieux, financièrement bien sûr mais également en terme de reconnaissance par l’artisan et le consommateur de leur savoir-faire professionnel.

Benoît Noc a pu expliquer la manière dont il choisit une bête sur pied et les élèves exercer leur regard sur les génisses potentiellement destinées à la boucherie de Cluis.


Conférence sur l’approvisionnement local auprès des élèves du CFA de l’Indre

27

Nov 2015

Conférence sur l’approvisionnement local auprès des élèves du CFA de l’Indre

Lundi 16 novembre de 10h00 à 12h00 au CFA interprofessionnel de l’Indre, une conférence sur l’approvisionnement local et la pratique des bouchers-abatteurs a été donnée auprès des apprentis bouchers en deuxième année de CAP, des apprentis employés traiteur en mention complémentaire, des stagiaires de la formation professionnelle, des adultes en reconversion professionnelle ainsi que de leurs enseignants.

Madame Delphine Lévêque, responsable du Pôle Alimentation Hôtellerie Restauration et notre interlocutrice au CFA, a permis la mise en oeuvre de ce partenariat.

Nous sommes intervenus à 3 voix pour porter à la connaissance des élèves ces pratiques en circuits courts et mettre en relief leurs intérêts et impacts économiques, sociaux et environnementaux. Anne-Claude Moisan-Lefebvre, chargée de mission Circuits courts à l’ADAR-CIVAM, a ainsi présenté une définition des circuits courts de proximité et leur traduction sur le territoire à travers l’exemple de la filière viande en Boischaut Sud.

Pierre Bontemps, boucher-abatteur à Aigurande et ancien formateur du CFA, a témoigné de son expérience et a permis un échange technique de professionnel à professionnel sur les motivations de sa démarche et sa manière de l’exercer pratiquement.

Fanny Moyse, chargée de mission principale au Pôle BioDom’ Centre-URGC, a présenté les races ovines locales et l’intérêt de leur réimplantation sur nos territoires. Elle a insisté sur la nécessaire complémentarité du travail des éleveurs et des artisans pour redévelopper une race, du point de vue de l’élevage et de la valorisation bouchère.

Un article similaire à voir sur le site du CFA de l’Indre.

Cette première intervention sur les circuits courts sera suivie d’une deuxième session qui se déroulera elle sur une exploitation, en février. Elle sera l’occasion d’emmener les élèves sur le terrain afin d’échanger avec des éleveurs fournisseurs directs des artisans et toujours en présence d’un boucher. Ce dernier pourra ainsi faire la démonstration des compétences et connaissances à développer pour choisir une bête sur pied.

Affaire à suivre !


Projection-débat AlimenTERRE du 19 novembre à La Châtre :  mettre le doigt sur les enjeux globaux et locaux

20

Nov 2015

Projection-débat AlimenTERRE du 19 novembre à La Châtre : mettre le doigt sur les enjeux globaux et locaux

Environ 70 personnes ont participé à la projection – débat organisée le jeudi 19 novembre au cinéma de La Châtre par le collectif  d’associations en Boischaut Sud* dans le cadre du festival AlimenTERRE.cqs_cameroun_fromentin_pierre_0

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La projection du film-documentaire « Ceux qui sèment » (Pierre Fromentin / Agro & Sac à dos/2014/52’)  a servi à alimenter les échanges sur les enjeux liés à l’agriculture et à l’alimentation au niveau mondial :  Quelle l’agriculture et quelle alimentation pour une population mondiale grandissante ? …mais également au niveau local en Boischaut Sud : Comment relocaliser la production et la consommation alimentaires?

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Deux producteurs (Eric Robin Lamotte, producteur/transformateur laitier installé à Nouzerines et Jean Philippe Magne, producteur/transformateur de petits fruits installé à Ardentes) ont  apportés des points de vue sur ces questions à travers leurs visions respectives de leur métier, de leurs choix stratégiques en matière de production et de commercialisation, sur les partenariats qu’ils ont su tisser avec les acteurs de leur territoire (consommateurs individuels, restaurateurs, gestionnaires de cantines…)

Il a donc été question du développement des circuits de proximité alimentaires :

– Comment renforcer l’interconnaissance des acteurs et la prise en compte progressive des besoins et des contraintes respectives ? (part de l’adaptabilité individuelle, part de volonté politique, importance d’organiser la concertation…)

– Quelles formes d’engagement de la part des consommateurs individuels? Quelles formes collectives ? (AMAP, groupements d’achats…) , leurs avantages, leurs contraintes.

La problématique « Agriculture et mondialisation » a été éclairée par les portraits présentés dans le documentaire (en Inde, en France -Bretagne-, au Cameroun, en Equateur, au Québec…) et a permis d’aborder :

– L’équilibre entre culture vivrières et cultures de rentes,

– Les incohérences et inégalités que crée la mise en concurrence « des agricultures » sur des marchés mondiaux non régulés,

La tentative de mieux cerner l‘agriculture familiale a aussi suscité des questionnements  : dans quelles conditions peut-elle être pourvoyeuse d’emplois pour couvrir les besoins (réels ou superflus) de nos sociétés actuelles?

Il a enfin été question de la « soutenabilité » des agricultures et des perspectives du métier d’agriculteur :

– Les installations hors cadre familial (dans le contexte français) comme levier pour assurer la pérennité de la profession;

– Lier la rémunération des producteurs au coût réel de revient des produits : un moyen d’assurer une juste rémunération et de générer des emplois;

– Des stratégies pour assurer un prix de vente rémunérateur et sécuriser les revenus : création de valeur ajoutée, diversification des productions…

Les échanges se sont poursuivis autour d’un pot de l’amitié.

A noter que le documentaire « Ceux qui sèment » sera projeté pour une classe de seconde au lycée de La Châtre le jeudi 26 novembre  pour illustrer le chapitre « Nourrir les hommes »de leur programme d’histoire-géographie  .

* collectif d’associations :  ADAR-Civam, Artisans du monde, échanges et amitiés tous citoyens du monde, Résidence Pasteur foyer des jeunes travailleurs, Re-source, ADEARI



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