Produits locaux


Circuits de proximité et bouchers-abatteurs : Les élèves du CFA en visite sur 2 exploitations à Cluis.

03

Mar 2016

Circuits de proximité et bouchers-abatteurs : Les élèves du CFA en visite sur 2 exploitations à Cluis.


Lundi 29 février les apprentis et stagiaires de la formation professionnelle du CFA-CMA de l’Indre (section boucherie et charcuterie) se sont rendus chez des éleveurs partenaires de Benoit Noc, artisan boucher à Cluis.

Ces visites font suite à une intervention en salle auprès des élèves le 26 novembre dernier. L’objectif en était le suivant : porter à la connaissance des élèves les pratiques en circuits courts et de proximité des bouchers-abatteurs dans le Boischaut Sud et mettre en relief leurs intérêts et impacts économiques, sociaux et environnementaux.

Benoît Noc a développé sa pratique de boucher-abatteur en succédant à l’artisan boucher qui lui a cédé sa boutique en 2005. D’emblée intéressé par la pratique il a pris le relais auprès des fournisseurs habituels de son prédécesseur, assurant ainsi l’approvisionnement de la totalité de son commerce en viande locale. Il a évoqué sa volonté de maitriser le produit qu’il propose à ses clients de A à Z, « C’est le choix de l’artisanat ». C’est pour lui une manière de contribuer à faire vivre le territoire, tout en véhiculant une image valorisante du terroir. A cela s’ajoute les relations conviviales développées entre les partenaires qui contribuent à la pérennité de ce type de coopération.

Il s’agissait ce lundi d’échanger avec les éleveurs, fournisseurs directs de Benoît Noc et de comprendre comment ce débouché s’inscrit dans leur système de production. Chacun des intervenants a pu expliquer son choix de travailler ainsi en coopération et les implications que cela comporte.

Nous avons tout d’abord été accueillis par Damien et Christian Pantaléon, sur le GAEC de Millançay à Cluis. Ils élèvent une centaine de mères allaitantes et fournissent également Benoît Noc en porc et en veau de lait. Nous nous sommes ensuite rendus sur l’exploitation de Laurent Deschatre, éleveur et négociant, au lieu-dit Pélabosse à Cluis également. Les éleveurs s’accordent à dire que l’approvisionnement de la boucherie de Benoît Noc ne constitue qu’une petite partie de leur revenu. Il s’agit cependant de la part de leur travail qu’ils valorisent le mieux, financièrement bien sûr mais également en terme de reconnaissance par l’artisan et le consommateur de leur savoir-faire professionnel.

Benoît Noc a pu expliquer la manière dont il choisit une bête sur pied et les élèves exercer leur regard sur les génisses potentiellement destinées à la boucherie de Cluis.


Conférence sur l’approvisionnement local auprès des élèves du CFA de l’Indre

27

Nov 2015

Conférence sur l’approvisionnement local auprès des élèves du CFA de l’Indre

Lundi 16 novembre de 10h00 à 12h00 au CFA interprofessionnel de l’Indre, une conférence sur l’approvisionnement local et la pratique des bouchers-abatteurs a été donnée auprès des apprentis bouchers en deuxième année de CAP, des apprentis employés traiteur en mention complémentaire, des stagiaires de la formation professionnelle, des adultes en reconversion professionnelle ainsi que de leurs enseignants.

Madame Delphine Lévêque, responsable du Pôle Alimentation Hôtellerie Restauration et notre interlocutrice au CFA, a permis la mise en oeuvre de ce partenariat.

Nous sommes intervenus à 3 voix pour porter à la connaissance des élèves ces pratiques en circuits courts et mettre en relief leurs intérêts et impacts économiques, sociaux et environnementaux. Anne-Claude Moisan-Lefebvre, chargée de mission Circuits courts à l’ADAR-CIVAM, a ainsi présenté une définition des circuits courts de proximité et leur traduction sur le territoire à travers l’exemple de la filière viande en Boischaut Sud.

Pierre Bontemps, boucher-abatteur à Aigurande et ancien formateur du CFA, a témoigné de son expérience et a permis un échange technique de professionnel à professionnel sur les motivations de sa démarche et sa manière de l’exercer pratiquement.

Fanny Moyse, chargée de mission principale au Pôle BioDom’ Centre-URGC, a présenté les races ovines locales et l’intérêt de leur réimplantation sur nos territoires. Elle a insisté sur la nécessaire complémentarité du travail des éleveurs et des artisans pour redévelopper une race, du point de vue de l’élevage et de la valorisation bouchère.

Un article similaire à voir sur le site du CFA de l’Indre.

Cette première intervention sur les circuits courts sera suivie d’une deuxième session qui se déroulera elle sur une exploitation, en février. Elle sera l’occasion d’emmener les élèves sur le terrain afin d’échanger avec des éleveurs fournisseurs directs des artisans et toujours en présence d’un boucher. Ce dernier pourra ainsi faire la démonstration des compétences et connaissances à développer pour choisir une bête sur pied.

Affaire à suivre !


Projection-débat AlimenTERRE du 19 novembre à La Châtre :  mettre le doigt sur les enjeux globaux et locaux

20

Nov 2015

Projection-débat AlimenTERRE du 19 novembre à La Châtre : mettre le doigt sur les enjeux globaux et locaux

Environ 70 personnes ont participé à la projection – débat organisée le jeudi 19 novembre au cinéma de La Châtre par le collectif  d’associations en Boischaut Sud* dans le cadre du festival AlimenTERRE.cqs_cameroun_fromentin_pierre_0

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La projection du film-documentaire « Ceux qui sèment » (Pierre Fromentin / Agro & Sac à dos/2014/52’)  a servi à alimenter les échanges sur les enjeux liés à l’agriculture et à l’alimentation au niveau mondial :  Quelle l’agriculture et quelle alimentation pour une population mondiale grandissante ? …mais également au niveau local en Boischaut Sud : Comment relocaliser la production et la consommation alimentaires?

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Deux producteurs (Eric Robin Lamotte, producteur/transformateur laitier installé à Nouzerines et Jean Philippe Magne, producteur/transformateur de petits fruits installé à Ardentes) ont  apportés des points de vue sur ces questions à travers leurs visions respectives de leur métier, de leurs choix stratégiques en matière de production et de commercialisation, sur les partenariats qu’ils ont su tisser avec les acteurs de leur territoire (consommateurs individuels, restaurateurs, gestionnaires de cantines…)

Il a donc été question du développement des circuits de proximité alimentaires :

– Comment renforcer l’interconnaissance des acteurs et la prise en compte progressive des besoins et des contraintes respectives ? (part de l’adaptabilité individuelle, part de volonté politique, importance d’organiser la concertation…)

– Quelles formes d’engagement de la part des consommateurs individuels? Quelles formes collectives ? (AMAP, groupements d’achats…) , leurs avantages, leurs contraintes.

La problématique « Agriculture et mondialisation » a été éclairée par les portraits présentés dans le documentaire (en Inde, en France -Bretagne-, au Cameroun, en Equateur, au Québec…) et a permis d’aborder :

– L’équilibre entre culture vivrières et cultures de rentes,

– Les incohérences et inégalités que crée la mise en concurrence « des agricultures » sur des marchés mondiaux non régulés,

La tentative de mieux cerner l‘agriculture familiale a aussi suscité des questionnements  : dans quelles conditions peut-elle être pourvoyeuse d’emplois pour couvrir les besoins (réels ou superflus) de nos sociétés actuelles?

Il a enfin été question de la « soutenabilité » des agricultures et des perspectives du métier d’agriculteur :

– Les installations hors cadre familial (dans le contexte français) comme levier pour assurer la pérennité de la profession;

– Lier la rémunération des producteurs au coût réel de revient des produits : un moyen d’assurer une juste rémunération et de générer des emplois;

– Des stratégies pour assurer un prix de vente rémunérateur et sécuriser les revenus : création de valeur ajoutée, diversification des productions…

Les échanges se sont poursuivis autour d’un pot de l’amitié.

A noter que le documentaire « Ceux qui sèment » sera projeté pour une classe de seconde au lycée de La Châtre le jeudi 26 novembre  pour illustrer le chapitre « Nourrir les hommes »de leur programme d’histoire-géographie  .

* collectif d’associations :  ADAR-Civam, Artisans du monde, échanges et amitiés tous citoyens du monde, Résidence Pasteur foyer des jeunes travailleurs, Re-source, ADEARI


Les producteurs ont des idées, les animateurs se forment pour mieux les accompagner !

22

Oct 2015

Les producteurs ont des idées, les animateurs se forment pour mieux les accompagner !

Devant la demande de producteurs du territoire souhaitant être accompagnés dans la création de points de vente en collectif, l’ADAR-CIVAM a organisé une formation pour ses animateurs, sur les spécificités de ce mode de distribution. Proposées à d’autres animateurs des réseaux de développement en Berry, la session a rassemblé 6 stagiaires de l’Indre et du Cher, qui ont ainsi pu bénéficier de l’intervention de Laurence Rouher, formatrice à l’AFIPAR de Poitou-Charentes. Les aspects règlementaires liés aux différentes modalités des magasins de producteurs ont été abordés ainsi que le dimensionnement économique propre à chaque projet.

 


Visite d’expérience à la ferme du Vieux Bellefonds

28

Sep 2015

Visite d’expérience à la ferme du Vieux Bellefonds

Lundi 21 septembre, un groupe de producteurs du Boischaut sud s’est rendu à Bellefonds dans la Vienne à la rencontre des responsables d’un magasin de producteurs géré collectivement.

Monique Baraton et Raymond Demiot nous ont reçu dans leur ferme du Vieux Bellefonds et nous ont ouvert les portes de la boutique située sur l’exploitation même. Depuis une dizaine d’année maintenant le magasin propose à sa fidèle clientèle des produits issus de 26 fermes alentours. La rencontre a été riche en échanges et informations sur la mise en oeuvre de ce type de projet. De la gestion du collectif, aux horaires de permanences, du statut juridique à l’étendue de la gamme de produits, en passant par la règlementation sanitaire, tous les différents aspects que revêt la création d’un point de vente collectif ont pu être abordés.

Autant d’éléments qui viennent illustrer la formation qui se déroulera prochainement en Boischaut sud :  » Améliorer la valorisation de ses productions par la création d’un magasin de producteurs ».


Carrefour de la restauration collective en Boischaut Sud

03

Juil 2015

Carrefour de la restauration collective en Boischaut Sud

Une quarantaine d’acteurs de la restauration collective ont répondu présent à l’invitation de l’ADAR CIVAM et du CPIE pour participer à une rencontre d’échange et de mise en perspective de l’approvisionnement local des cantines et des restaurants de collège en Boischaut Sud, le 17 juin dernier. Avec une proportion égale d’élus municipaux et de producteurs, les personnes présentes ont pu participer à différents ateliers selon leur responsabilité ou leur profession.

Les ateliers

Mme Lebraly, agent de la DDCSPP est venue répondre à l’ensemble des questions que sont susceptibles de se poser à la fois le personnel de cuisine et les producteurs dans  le cadre de la règlementation sanitaire qui s’impose à eux.

Justine Balland, diététicienne auprès du CODES 36, a quant à elle proposé une animation autour de la conception de menus équilibrés et composés d’aliments issus des productions locales.

Les producteurs ont pu échanger sur leur expérience de partenariat avec les collectivités et les collèges et affirmer leur besoin de formaliser les engagements auprès de leurs interlocuteurs afin d’assurer la régularité de l’approvisionnement en local. Des perspectives d’approvisionnement de restaurants scolaires se dessinent pour la rentrée et chacun a pu signifier l’intérêt d’une rencontre formelle entre l’équipe de direction et des cuisines de chaque établissement avec l’ensemble des producteurs intéressés pour l’approvisionner.

Le plan de formation

Un plan de formation a été diffusé proposant :

  • deux rendez-vous à l’automne pour les cantinières, autour de la cuisine des légumes d’hiver et de la conception de menus alternatifs et économes
  • un accompagnement des producteurs dans l’analyse de leurs pratiques de livraison, sur la base d’un logiciel conçu par la FRCIVAM Bretagne, outil LOCAL
  • une formation sur la planification de la production de légumes pour la vente en circuits courts, à destination des maraîchers

La soirée s’est achevée sur un buffet paysan propice à l’échange et aux projections pour la rentrée 2015 !

Article de Jean-Michel Bonnin dans la NR du 30 juin 2015, à partager

Le projet pour le nouveau Programme national pour l’alimentation récompensé

28

Fév 2015

Le projet pour le nouveau Programme national pour l’alimentation récompensé

Le projet porté par InPACT Centre pour le nouveau Programme national pour l’alimentation a été retenu et récompensé par Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt. Le 27 février, l’ADAR CIVAM, Alterenergie et le GD CIVAM 36 étaient présents au Salon de l’agriculture aux cotés des 19 autres lauréats pour recevoir cette récompense.

Stéphane Le Foll a déclaré :  » Je suis très heureux de constater la richesse et la qualité des projets qui témoignent qu’il existe partout sur le territoire une vraie volonté des acteurs de faire vivre la politique de l’alimentation. »

Maÿlis Carré, animatrice au GD CIVAM et Bernard Bédouet président de l’ARDEAR Centre représentaient le réseau InPACT Centre

Notre projet : Méthodes et actions au service d’un projet alimentaire territorial en région Centre

Objectifs

⇢ Recenser, formaliser et expérimenter des outils pour contribuer à la mise en place d’un Projet alimentaire territorial (PAT)
en région Centre.
⇢ Réaliser une méthodologie transposable à d’autres territoires à partir de ces outils.).

Mots-clés

Projet alimentaire territorial / Approvisionnement de proximité / Restauration collective / Justice sociale

Descriptif

Porté par l’association InPACT Centre en partenariat avec trois associations locales (ADAR CIVAM (36), GD CIVAM (36) et Alter’énergies (37)), le programme proposé sera mené sur différents territoires (dans l’Indre et en Indre-et-Loire) et à destination de différentes catégories de publics distinctes : restauration collective scolaire et hors scolaire, publics ruraux et personnes démunies. La sensibilisation des acteurs est amorcée depuis début 2015, mais le projet se concrétisera par des diagnostics locaux, des formations des acteurs concernés et par la rédaction d’une méthodologie. Il englobe notamment l’inauguration de jardins partagés et une sensibilisation grand public à l’alimentation durable. L’objectif est de formaliser une méthodologie transposable à d’autres territoires désireux de mettre en place un projet alimentaire territorial.

Les CIVAM travaillent depuis de nombreuses années sur l’approvisionnement de la restauration scolaire de l’Indre en produits locaux. Ils sont en mesure aujourd’hui de mettre leurs savoirs et savoir-faire au service d’autres structures telles que maisons
de retraites, collèges et lycées. En lien avec le contexte de l’Indre, la méthode soulignera la particularité d’un ancrage rural fort et isolé, hors agglomération. L’action d’Alter-énergies, en Indre-et-Loire, complétera la connaissance des publics qui composent les systèmes alimentaires locaux territorialisés en approchant les publics les plus démunis. L’association Alter-énergies rédigera quant à elle une méthode d’accompagnement des publics en difficultés sociales et financières autour de l’autoproduction en lien avec l’Université de Tours.


Approvisionnement local du collège George Sand de La Châtre

13

Déc 2014

Approvisionnement local du collège George Sand de La Châtre

Les collégiens ont pu apprécié jeudi 11 décembre un menu composé de produits issus du Pays de La Châtre en Berry. Repas « test », rendu possible par la volonté de la direction du collège, soutenu en cela par l’équipe des cuisines. Les producteurs se sont montrés très intéressés par cette initiative qui ne demande qu’à être renouvelée. Prochaine étape une rencontre des producteurs et des responsables du collège pour mettre en place un approvisionnement régulier en produits locaux. Pour autant que le permettra le nouvel impératif de la commande publique. Affaire à suivre !

 



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