Soutien à l’agriculture durable


Visite du Président du Ceser en Boischaut-Sud

13

Fév 2018

Visite du Président du Ceser en Boischaut-Sud

Jeudi 8 février, alors qu’il était en déplacement dans l’Indre pour la journée, Eric Chevée Président du Ceser est venu à la rencontre des agriculteurs du Pays de La Châtre.

Hervé Coupeau et Jean-Claude Moreau, tous deux siégeant au Ceser, l’ont guidé durant une après-midi auprès des agriculteurs du territoire afin de porter à sa connaissance les pratiques et initiatives qui illustrent une volonté et le potentiel pour promouvoir un terroir et une image de marque du Boischaut Sud. Ce sont ainsi illustrés comme thème phare les MAEC, le bois-énergie ou encore la filière viande locale dont l’abattoir de Lacs constitue un atout structurel majeur.

Article La Nouvelle République – 10/02/2018

Crédit Photo_ Jean-Michel Bonin La Nouvelle République


Observatoire technico-économique du Réseau Civam : résultats des systèmes herbagers économes.

08

Fév 2018

Observatoire technico-économique du Réseau Civam : résultats des systèmes herbagers économes.

Depuis 2000, l’observatoire technico-économique du Réseau Civam compare les performances des exploitations d’élevage herbivore en Agriculture Durable (AD) avec celles du RICA (Réseau national d’Information Comptable Agricole). Les exploitations « AD » sont caractérisées par un système économe et autonome en intrants. En élevage, ces systèmes reposent sur l’optimisation de la ressource fourragère, notamment par la maximisation du pâturage, et sont ainsi appelés systèmes herbagers.
Cette synthèse présente comme chaque année les résultats comparés des fermes AD avec le RICA en système bovins laitiers.
Un travail est en cours au sein du réseau Civam pour développer les références technico-économiques issues des fermes en bovin allaitant des groupes Civam, notamment parmi nos voisins de la Vienne et du Limousin. Les agriculteurs volontaires du Boischaut Sud de l’Indre pourront s’intégrer dans cette évaluation.
Contact : Lucas Henner, chargé de mission Agriculture durable, systèmes économes et autonomes – 07 89 50 80 44 – henner.adar.bs@orange.fr

Retour sur le Carrefour en Boischaut Sud 2018

19

Jan 2018

Retour sur le Carrefour en Boischaut Sud 2018

Hier soir se tenait, à Neuvy St Sépulchre, le 10ème Carrefour organisé par l’ADAR Civam. Cette année, une soixantaine de participants, agriculteurs, élus ou agents des communes, et particuliers, sont venus pour échanger sur le thème de la réduction des produits phytosanitaires.

Après un mot d’accueil de la mairie de Neuvy-St-Sépulchre qui a accueilli cette soirée en sa salle des fêtes, la soirée a été introduite par Daniel Calame, élu du Pays de La Châtre en Berry et Vice-Président de l’Adar Civam, rappelant que des Carrefours sont organisés depuis  2008 par l’Adar Civam sur le territoire afin de croiser les regards entre acteurs du monde rural.

 

Ce carrefour était l’occasion de promouvoir d’une part l’opération « Objectif Zéro Pesticides » dans le cadre de l’animation de la Trame Verte et Bleue en Pays de la Châtre en Berry, et d’autre part le groupe d’agriculteurs DEPHY, dans le cadre du plan Ecophyto.

 

M. Mitaty, maire de Crozon Sur/Vauvre, Philippe Routet et Marie-Annick Beaufrère, adjoints au maire de Neuvy St-Sépulchre, ont témoigné de leur expérience dans l’Opération Zéro Pesticides: du déclic venu pour des raisons de santé et de préservation de l’environnement, à la mise en œuvre technique, en passant par la communication envers les habitants.

A Crozon Sur-Vauvre, une visite en Brenne a donné envie au maire de s’engager : il a alors contacté le Pays de La Châtre en Berry pour que celui-ci s’empare de la démarche. C’est une volonté commune entre agents techniques et élus qui a permis à la commune d’être 100% Zéro Phyto en très peu de temps. La commune de Neuvy St-Sépulchre a également choisi d’entrer dans la démarche : « Nous réalisons déjà une foire Bio tous les ans, et sommes engagés dans l’Agenda 21, l’opération zéro pesticides était une suite logique », témoigne Marie-Annick Beaufrère. Le programme a permis un accompagnement technique par Gilles Dézécot, chargé de l’opération à Indre Nature. Concernant les trottoirs et espaces publiques, la gestion différenciée par zones, avec la végétalisation de certains espaces et la pratique de la fauche tardive sur d’autres zones, est un levier qui a été mentionné.

Le principal enjeu est de réussir la communication auprès des habitants : « ce n’est pas notre métier, on ne sait pas bien s’y prendre », admet Philippe Routet. Le s animations proposées par le CPIE Brenne-Berry via son salarié Quentin Revel sont alors entrées en jeu, en associant directement la population : atelier de semis en pieds de murs à Crozon S/Vauvre qui a attiré 40 personnes, construction d’un hôtel à insectes et d’un nichoir à oiseau avec les CM2 à Neuvy St-Sépulchre. Les élèves ont par la suite été jusqu’à demander un composteur pour les déchets verts de la cantine, que la mairie a mis en place.

 

Côté agriculture, le réseau des fermes Dephy (3000 fermes réparties dans 250 groupes en France) mis en place dans le cadre du plan Ecophyto, travaille à l’élaboration de références surdes systèmes moins dépendants aux pesticides. En Boischaut Sud de l’Indre, le groupe animé par l’Adar Civam regroupe 9 fermes en polyculture-élevage (dont 1 en agriculture biologique)  et 2 en grandes cultures, qui cherchent des solutions pour être plus autonome en alimentation  tout en réduisant les produits phytosanitaires et en améliorant la vie du sol.

Olivier Fradet, éleveur à Cluis, témoigne :

«Il faut d’abord se convaincre soi-même. J’ai eu des problèmes de paramphistomes (parasite) sur mes vaches, et malgré de plus en plus de chimie, le problème ne cessait pas. Face à cette impasse technique, j’ai cherché des solutions alternatives : avec des produits naturels, et en ajustant  plusieurs curseurs de mon système d’élevage (alimentation notamment), j’ai pu régler le problème. Le paramphistome n’est pas éradiqué, mais j’ai amélioré l’immunité de mes vaches, et donc ce n’est plus un problème. Je me suis dit, pourquoi  ne pas transposer cette logique sur les cultures ? Quand Lucas Henner m’a contacté pour former un groupe Dephy, j’ai donc accepté pour trouver des solutions dans ce groupe. »

Utiliser des variétés de céréales plus rustiques « qui ne sont pas des formules 1 mais qui sont plus robustes faces aux maladies », mélanger les variétés pour tamponner les aléas climatiques, les associer à des légumineuses pour limiter les besoins d’apports en azote, modifier sa rotation pour éviter de favoriser les adventices… De nombreux leviers ont été abordés. Loïc Dekoster, céréalier à Jeu-Les-Bois, a présenté sa démarche d’agriculture de conservation qui s’est aussi traduite par des réductions de pesticides. « A mon installation, des analyses de sols ont révélé de gros déficits et des problèmes de pH. Le premier objectif a donc été de reformer ces sols pour y faire fonctionner la vie ». Implantation de couverts multi-espèces entre les cultures, apports de matière organique, limiter au maximum le travail du sol, ont commencé à porter leurs fruits sur la ferme. « Au mois de janvier,  j’ai eu 80 mm de pluies en quelques jours. Les cannes de maïs laissées sur le sol dans mon champ de féverole ont permis de limiter l’érosion. J’ai aussi observé des champignons repousser sur certaines parcelles ».

 

Pour les particuliers, les solutions existent aussi pour reconcevoir l’entretien de son jardin sans produits phytosanitaires : « il faut réapprendre, regarder autrement et accepter qu’il reste des hautes herbes voire des orties ; les orchidées sauvages reviennent aussi, on se réhabitue à la présence d’insectes », témoigne une habitante. L’exposition  « Jardinons au naturel » proposée par le CPIE Brenne-Berry peut donner des idées  de techniques innovantes pour les habitants intéressés.

 

Jean-Claude Moreau, président de l’Adar Civam, a conclu ce débat riche en échanges. « C’est important pour l’Adar Civam que les agriculteurs, les communes, tous les acteurs du territoire puissent être libre dans leurs têtes et puissent innover pour trouver des solutions sur notre territoire. » C’est ce que les témoignages du Carrefour ont montré ce jeudi soir à Neuvy St-Sépulchre.

 

 

Avec le soutien de :


Carrefour en Boischaut Sud le 18 janvier : vers le zéro phytos, quels freins, quels moyens ?

12

Jan 2018

Carrefour en Boischaut Sud le 18 janvier : vers le zéro phytos, quels freins, quels moyens ?

La réduction des produits phytosanitaires est un enjeu qui concerne les agriculteurs, mais aussi les collectivités (Opération Zéro Pesticides) et les particuliers.

Pour croiser les regards, l’Adar Civam organise un Carrefour à Neuvy St-Sépulchre :

CARREFOUR EN BOISCHAUT SUD

 Vers le zéro phyto : quels freins, quels moyens ?

Regards croisés entre agriculteurs, collectivités et particuliers

Jeudi 18 janvier 2018 de 18h à 20h30

Salle polyvalente

36230 NEUVY ST-SEPULCHRE

Au programme :

  • Retours d’expériences locaux sur la réduction/suppression des produits phytosanitaires :
  • Opération Zéro Pesticides :

– témoignages des communes de Crozon S/Vauvre et Neuvy-St-Sépulchre

– interventions du CPIE et d’Indre Nature

  • Réseau de fermes DEPHY :

– témoignages d’agriculteurs du groupe Dephy Boischaut Sud

  • Echanges et débats avec la salle
  • Pot de l’amitié et buffet de produits locaux

GRATUIT – Réservation vivement recommandée

Merci de vous inscrire rapidement par mail à l’adresse suivante :

henner.adar.bs@orange.fr  ou par téléphone au 02 54 48 08 82


Réduction des pesticides : quelles actions localement ?

04

Déc 2017

Réduction des pesticides : quelles actions localement ?

La réduction des produits phytosanitaires dans les systèmes agricoles était le sujet de l’émission « Le tour de la question » sur la radio RCF Berry du 1er décembre.

Loïc Dekoster, agriculteur à Jeu-Les Bois, et Lucas Henner, animateur, représentaient le groupe Dephy du Boischaut Sud, aux côtés de Emmanuel Bourgy, co-président du GRAB (groupement régional de l’agriculture biologique), au cours d’un échange de 40 minutes animé par Bénédicte Buisson.

Des enjeux globaux et des politiques agricoles, jusqu’aux actions locales menées par les groupes, en passant par les leviers agronomiques mobilisés par les agriculteurs Bio et Dephy, l’émission a au moins permis d’entamer un bon premier « tour de la question », même si le vaste sujet du changement en agriculture permettrait d’autres émissions à venir pour poursuivre la réflexion!

Retrouvez l’émission en cliquant sur ce lien : 

https://rcf.fr/actualite/comment-reduire-les-pesticides-en-agriculture

Un grand merci à Bénédicte Buisson et RCF Berry pour la préparation et la réalisation de cette émission.

 

Si vous souhaitez assister aux futurs échanges sur la réduction des pesticides, et/ou participer au débat, retenez la date du prochain CARREFOUR EN BOISCHAUT SUD :

Conférence – débat : « Vers le zéro phyto, quels freins, quels moyens? »

Regards croisés entre agriculteurs et collectivités

jeudi 18 janvier à 18h – Centre Socio-Culturel 36 230 NEUVY ST SEPULCHRE

Contact : 02 54 48 08 82

 

 

 

 

 


Réduction des herbicides : la force du groupe pour oser le changement

21

Juil 2017

Réduction des herbicides : la force du groupe pour oser le changement

Le groupe Dephy du Boischaut Sud, composé de 12 agriculteurs, a pour but de trouver collectivement des solutions pour des systèmes de production plus autonomes et plus économes en produits phytosanitaires.

La gestion des adventices des cultures est pour cela un enjeu particulier. Si l’introduction de prairies temporaires dans la rotation est un levier majeur pour assainir les parcelles en système polyculture-élevage, ce recours n’est pas évident à mettre en place sur toutes les parcelles, et d’autres alternatives sont nécessaires dans le cas de systèmes grandes cultures.

C’est ainsi qu’au cours de deux journées de formation menées en mars puis en juin 2017 avec Bertrand Omon, agronome à la Chambre d’Agriculture de l’Eure, les agriculteurs du groupe Dephy ont pu identifier collectivement des leviers alternatifs pour gérer les adventices dans leurs cultures.

Des échanges qui s’appuient sur la force du groupe : sur chaque parcelle visitée, les agriculteurs du groupe ont  questionné les objectifs de l’agriculteur accueillant, et observé le résultat obtenu dans la parcelle, pour ensuite lui émettre des suggestions.

A titre d’exemples :

« Tu pourrais mettre en place une bande témoin sans herbicide pour évaluer si l’utilisation de produit est vraiment nécessaire ici » ; « N’as-tu pas la possibilité de décaler la date de semis sur cette parcelle pour éviter les levées de graminées ? » ; «  Étant donné que cette parcelle repasse en prairie l’an prochain, les adventices observées ici te posent-elles vraiment un problème ? », etc.

Ces échanges entre pairs, complétés par les conseils de l’intervenant, ont permis à chacun d’identifier les leviers les mieux adaptés au contexte de son exploitation, pour une réduction progressive de l’usage des herbicides tout en conservant un système de cultures robuste et répondant aux objectifs de production de l’agriculteur. Ce changement s’inscrit dans le temps long, et restera donc à évaluer au cours des prochaines campagnes.


Fanny Brastel à la découverte de la filière viande en Boischaut Sud

06

Juin 2017

Fanny Brastel à la découverte de la filière viande en Boischaut Sud

Fanny Brastel a été accueillie à l’ADAR-CIVAM à la mi-mai pour réaliser son stage de fin d’étude de 6 mois . Elle travaillera sur la caractérisation de la production en viande bovine sur le territoire du Boischaut Sud. Il s’agit de s’appuyer sur la durabilité des pratiques agricoles dans les exploitations pour mieux qualifier le produit fini et ainsi  optimiser sa valorisation commerciale.

Diplômée de l’ISA de Lille (Institut Supérieur d’Agriculture), elle réalise ce stage dans la cadre d’une année de spécialisation à SupAgro Montpellier dans les Innovations et les Politiques pour une Alimentation Durable.


Un rallye cultures protéagineux pour le groupe Dephy

12

Mai 2017

Un rallye cultures protéagineux pour le groupe Dephy

Le groupe Dephy « agriculture économe et autonome » du Boischaut Sud s’est réuni sur le terrain vendredi 5 mai, pour un « rallye cultures ».

Ce groupe composé de 12 fermes du territoire, se réuni régulièrement pour des visites, formations, et autres séances de travail, dans le but de progresser ensemble vers des systèmes agricoles plus autonomes et contribuant à utiliser moins de produits phytosanitaires.

Un axe important de cette autonomie est l’introduction de cultures de protéagineux (pois, féverole, lupin, etc.) en cultures pures ou en mélanges avec des céréales, destinés à l’alimentation des vaches allaitantes, qui permettent de diminuer les achats de concentrés azotés à l’extérieur. Cela permet aussi d’allonger et de diversifier la rotation des cultures. Certains mélanges céréales-protéagineux ont également l’avantage de bien recouvrir le sol, ce qui laisse peu de place aux plantes adventices, et permet donc aussi de réduire l’usage des herbicides.

Au sein du groupe, plusieurs parcelles sont cultivées cette année avec des protéagineux ou des mélanges de différentes composition : une après-midi de parcelle en parcelle a permis au groupe de constater sur le terrain les méthodes culturales de chacun au regard de ses objectifs : le groupe permet ainsi à chacun de reprendre à son compte des idées ou des techniques pour faire évoluer son système.


Ferme du Chou Marin - Chassignolle - Erwan Lazennec

02

Mai 2017

Week-end « De Ferme en Ferme » : l’échange autour du développement durable.

Ce week-end du 29 et 30 Avril 2017, 600 fermes ont ouvert leur porte sur 20 départements dans le cadre de  « De Ferme en Ferme », opération coordonnée par le réseau CIVAM (Centre d’Initiatives pour Valoriser l’Agriculture et le Milieu rural).

Il s’agit d’une opération nationale de portes ouvertes de fermes engagées dans l’Agriculture Durable. Ce sont 48 fermes qui ont ouvert leur porte en Région Centre Val de Loire, dont 12 fermes dans le Boischaut Sud. Chaque ferme est reconnaissable à l’épouvantail réalisé et positionné à l’entrée.

Épouvantail de la ferme de l’Erable – La Berthenoux – Elodie Proton et Maxime Hideux

Pour préparer au mieux ce week-end, les agriculteurs-trices participants suivent en amont une formation qui est aussi l’occasion pour eux de découvrir, approfondir ou simplement échanger sur l’agriculture durable. Ils réalisent des panneaux explicatifs qui analysent et présentent le fonctionnement de la ferme au regard des trois piliers du développement durable : environnementale, social et économique.

Les circuits de ferme en ferme reflètent ainsi le travail collectif mené par les agriculteurs sur leurs territoires, pour le maintien de campagnes vivantes.

Elevage de Lapins en cages mobiles – Chassignolle – Laurent Delrieu

Ces deux jours ont permis au public de découvrir la diversité des fermes et de leurs productions : élevages bovins, caprins, ovins, volailles, lapins, équins mais aussi productions maraîchères, productions de fromages, de bières. L’occasion pour tous de pouvoir échanger directement avec des femmes et des hommes engagés dans une démarche d’agriculture durable.

La rencontre de l’année prochaine est d’ors et déjà inscrite… rendez-vous le dernier week-end d’avril 2018 !



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