Systèmes alimentaires locaux terrotorialisés


Les élus et acteurs du territoire se mobilisent à l’Assemblée Générale de l’ADAR Civam

27

Mai 2019

Les élus et acteurs du territoire se mobilisent à l’Assemblée Générale de l’ADAR Civam

L’Assemblée Générale annuelle de l’Adar Civam s’est tenue l’après-midi du samedi 25 mai, dans la Grange du Prieuré au Magny.

Une quarantaine de citoyen(ne)s, bénévoles, élu(e)s, agriculteurs et agricultrices étaient présent(e)s.

Le rapport moral de Stéphanie Chaput, présidente de l’Adar, a ouvert cette assemblée, en rappelant que les valeurs d’éducation populaire portées par l’Adar et les méthodes de travail qui en découlent ont pour but de permettre l’expression de l’intelligence collective au service du développement du territoire : ce qui a été illustré par les ateliers à la fin de l’après-midi, ou chacun a pu, après une séquence de témoignages, proposer une vision et des idées concrètes pour la mise en place de « Tiers lieux » sur le territoire. Aiguillés par Stéphane Caillaud, arrivé récemment sur le Boischaut Sud, et Gérard Defougères, maire du Magny, qui ont présenté leurs expériences et leurs projets sur ces « lieux de partage, d’échange, de services, où chacun peut apporter ce qu’il a envie d’y trouver », les participants ont pu s’exprimer lors d’ateliers menés en fin de réunion.

Le rapport financier, présenté à deux voix par Denis Jambut, trésorier de l’Adar, et M. Laporte, expert comptable, affiche malgré des créances relativement importantes, un résultat excédentaire d’environ 16 000€ pour l’année 2018, avec un accroissement de l’activité qui s’est notamment traduit par un agrandissement de l’équipe : 6 salariés, pour 4.8 ETP, sont aujourd’hui à disposition de l’association pour conduire ses activités. Les actions marquantes de l’année écoulée ont été présentées dans un format original construit avec l’aide de Sylvie Caillaud, administratrice, qui a mis ses compétences en direction d’acteur(trice)s et mise en scène à profit pour aider les salarié(e)s à rendre compte des activités conduites sur leur poste pendant l’année.

Pour conclure cette assemblée riche en apprentissages, François Daugeron, président de la Communauté de Communes de La Châtre Ste-Sévère, a présenté les actualités concernant l’abattoir du Boischaut : « la priorité actuelle est la réouverture de l’abattoir », a-t-il pu réaffirmer. Par la suite, un débat avec la salle a eu lieu, permettant de soulever les questions de projet de territoire alliant l’ensemble des acteur(trice)s, des agriculteur(trice)s aux consommateur(trice)s en passant par les transformateur(trice)s et la collectivité. Un temps de dialogue, qui a peut-être contribué à ce que par l’addition et la confrontation des visions de chacun, une vision globale se dessine autour de ces enjeux de territoire, pour dessiner ensemble l’avenir de l’élevage en Boischaut Sud!

 

Lire le compte rendu de l’assemblée générale.

 

 

 

 

 


LA PART DES AUTRES – LE FILM –    Pour l’accès de tous à une alimentation de qualité et durable

23

Mai 2019

LA PART DES AUTRES – LE FILM – Pour l’accès de tous à une alimentation de qualité et durable

Un film écrit et réalisé par Jean-Baptiste Delpias et Olivier Payage, dans le cadre du projet «Accessible» . Il pose un regard sur l’appauvrissement tant des producteurs que des consommateurs et interroge les conditions d’un accès digne pour tous à une alimentation de qualité et durable.

De nombreuses personnes se déclarent insatisfaites de leur alimentation. Pour les plus précaires d’entre elles, l’aide alimentaire est devenue la seule réponse et s’installe dans la durée, mettant à mal les fonctions sociales, conviviales, citoyennes de l’alimentation. Dans un même temps, le système agricole ne parvient pas à faire vivre tous ses producteurs, tout en surproduisant. A travers la présentation d’une grande diversité de situations vécues, « La part des autres » invite à questionner le système agricole et alimentaire dans son ensemble.

Voici deux extraits vidéos.

La part des autres

La part des autres 2


Combien de paysans devrions-nous avoir près de chez nous si tout le monde mangeait local?

10

Jan 2019

Combien de paysans devrions-nous avoir près de chez nous si tout le monde mangeait local?

C’est pour répondre à cette question que Terre de liens Normandie a créé « Le Convertisseur Alimentaire ».

Le Convertisseur c’est :

• Une interface Internet derrière laquelle tourne un programme informatique permettant de connaître le nombre de paysans et d’hectares de terres nécessaires (production par production) à la relocalisation des consommations alimentaires de chaque commune ou restauration collective.

• Un outil qui projette la démultiplication plausible d’installations de paysans pratiquant une agriculture biologique en tous lieux en France (et au-delà). Des paysans que nous connaissons, dont nous connaissons les performances, pratiquant une agriculture économiquement viable et écologiquement soutenable, et qui nous ont fourni les bases chiffrées pour mettre au point les clés de calcul du Convertisseur.

Plus de 1 187 847 paysans et paysannes pour nourrir 65 000 000 d’habitants en utilisant 22, 9 millions d’hectares de terres agricole (82% de la SAU actuelle) : quels pouvoirs publics oseront détourner le regard d’un tel réservoir d’activités et d’emplois réellement soutenables ?

Le Convertisseur ça sert à :

• prendre conscience de notre pouvoir d’agir pour réorienter / relocaliser l’agriculture, et protéger les terres agricoles contre tout une série de mésusages insoutenables ;

• interpeller les citoyen-ne-s du pays et les inviter à investir dans l’agriculture bio de proximité et à taille humaine;

• interpeller les Parlementaires et le Gouvernement en place, les élus régionaux et les élus locaux afin que soient développés, en coopération avec les citoyens investisseurs solidaires, des Projets Alimentaires Territoriaux créateurs d’emplois, protecteurs des ressources écologiques, facteurs d’aménagements équilibrés et soutenables des territoires

Vous voulez tester pour votre commune ? Votre cantine ? C’est par ici : Convertisseur alimentaire Terre de liens


Défi famille à alimentation positive sur le Pays de La Châtre

28

Nov 2018

Défi famille à alimentation positive sur le Pays de La Châtre

LE DÉFI FAMILLES À ALIMENTATION POSITIVE … C’EST QUOI ?

Quelques familles du territoire se sont lancées dans le challenge !

De septembre 2018 à juin 2019
Le défi Familles à Alimentation Positive a été initié par Corabio (Coordination Rhônes-Alpes de l’Agriculture Biologique) en 2012. Il s’inspire du Défi Familles à Energie Positive. Le Graine Centre coordonne ce défi en Région Centre-Val de Loire et l’ADAR-CIVAM est partenaire du CPIE Brenne-Berry qui porte l’initiative dans le Boischaut (Pays de La Chatre et Pays de St Amand)
Localement, les familles sont accompagnées par les éducateurs à l’environnement spécialisés.
L’OBJECTIF
Le défi Familles à Alimentation Positive propose d’accompagner des familles de manière conviviale et ludique, à augmenter la part de produits bio et locaux dans leur alimentation sans augmenter leur budget.
COMMENT ÇA MARCHE ?
Des équipes d’environ 10 foyers sont accompagnées sur une période de 9 mois. Pendant cette période, elles vont vire :
• 4 temps forts : atelier jardinage, cours de cuisine, visite de fermes, échanges avec des nutritionnistes, atelier anti-gaspi, sortie récolte et cuisine de plantes sauvages…
• 3 périodes de relevés de leurs achats (quantité, prix, origine géographique, bio ou non bio,…) pour s’assurer qu’elles restent à budget constant pendant le défi et pour observer l’évolution de leurs choix de produits.
CE QUE CE DÉFI PERMET : + de bio et local à coût constant
De nombreux avantages sont désormais reconnu à cette démarche :
• Evolution des habitudes d’achat et de consommation des participants (alimentation équilibrée, bio, locale, de saison),
• Découverte de lieux d’achats à proximité permettant de s’approvisionner en produits locaux, bio, de saison,
• Analyse par les familles de leur budget alimentaire,
• Echanges conviviaux pérennes entre les familles participantes,
• Découverte et partage des recettes de plats bio locaux de saison peu coûteux,
• Visites de fermes, rencontre d’agriculteurs.


Un Projet Alimentaire Territorial en émergence dans le Boischaut Sud

19

Nov 2018

Un Projet Alimentaire Territorial en émergence dans le Boischaut Sud

C’est parti ! Depuis le mois de juin les communes d’Argenton Sur Creuse, du Pêchereau et de St Marcel sont mobilisées autour de leurs cantines. Pendant un an et demi, ces municipalités vont être accompagnées par 4 structures partenaires pour améliorer l’approvisionnement et le fonctionnement des quatre cantines scolaires locales, tout en offrant des repas de qualité, composés dans une proportion croissante de produits locaux et biologiques.

Ainsi, le CPIE (Centre Permanent d’Initiatives pour l’Environnement) interviendra auprès des scolaires et de leurs enseignants pour aborder en pratique le sujet de l’alimentation, et ce faisant et selon les âges échanger sur les légumes oubliés, les enjeux de consommer en local, de connaitre l’origine des produits etc.

Cagette et Fourchette, jeune plate-forme associative locale qui fait le lien entre les producteurs et les restaurants scolaires, est initialement basée en Brenne et sur le Pays castelroussin.  Au sein de ce projet, l’association travaille au développement de sa structuration sur l’argentonnais au service des producteurs et des cantines de ce nouveau territoire.

L’ADAR-CIVAM intervient avec Adrien Demay, designer de service au sein de Détéa , sur l’optimisation des services de restauration en envisageant les mutualisations possibles entre les 4 cantines et en développant un axe de travail sur le « bien-être à la cantine », pour les enfants et pour les agents.

L’une des clés du succès d’un tel projet réside dans la mobilisation de l’ensemble des acteurs concernés par le service de restauration scolaire. Un enjeu fort puisqu’au sein du projet des interventions spécifiques sont prévues à destination des différents publics (cuisiniers, enfants, agents de salle, parents, enseignants, élus). Le 1er comité de pilotage qui s’est déroulé le 8 novembre dernier à la mairie d’Argenton Sur Creuse est en ce sens largement prometteur puisqu’il a réuni 44 personnes parmi lesquelles des élus, des cuisiniers et agents de salle bien sûr mais également des enseignants et des délégués de parents d’élèves des différentes écoles venus en nombre.

©Photo NR


Le Sénat adopte à la quasi-unanimité l’objectif de 20% de bio dans les cantines

02

Juil 2018

Le Sénat adopte à la quasi-unanimité l’objectif de 20% de bio dans les cantines

Le 28 juin dernier , les sénateurs ont voté à la quasi-unanimité (334 voix pour-2 voix contre) une proposition de loi visant à introduire 20 % d’aliments bio dans la restauration collective. La mesure, déjà prévue dans le Grenelle de l’Environnement en 2008, a mis du temps à s’imposer dans la loi.  Pour rappel, une telle mesure avait déjà été votée en 2016, avant d’être censurée par le Conseil Constitutionnel. Avec la loi Agriculture et Alimentation, le sujet a de nouveau été mis sur le tapis. Les députés avaient voté une proposition visant à introduire 50 % de produits locaux ou bio dans les cantines ; le Sénat a préféré retenir la formule « 20 % de bio », plus claire pour les consommateurs et les fournisseurs.

Source Consoglobe.com _ 29 juin 2018


Rencontre nationales COMEDIE : un temps pour la concertation territoriale

13

Nov 2017

Rencontre nationales COMEDIE : un temps pour la concertation territoriale

Le Réseau CIVAM participe à l’organisation de ces rencontres nationales qui ont pour objectif de réunir les acteurs locaux impliqués dans des démarches de dialogue au service du territoire et de la gestion concertée de ces communs que sont l’eau et l’alimentation. C’est à ce titre que l’ADAR-CIVAM est invitée à venir témoigner de son expérience sur l’approvisionnement local de la restauration scolaires et des enjeux que cela comporte en termes de concertation territoriale.

Si l’évènement vous intéresse, voici le programme_rencontres_comedie_2017.