Circuits de proximité et bouchers-abatteurs : Les élèves du CFA en visite sur 2 exploitations à Cluis.

Circuits de proximité et bouchers-abatteurs : Les élèves du CFA en visite sur 2 exploitations à Cluis.


Lundi 29 février les apprentis et stagiaires de la formation professionnelle du CFA-CMA de l’Indre (section boucherie et charcuterie) se sont rendus chez des éleveurs partenaires de Benoit Noc, artisan boucher à Cluis.

Ces visites font suite à une intervention en salle auprès des élèves le 26 novembre dernier. L’objectif en était le suivant : porter à la connaissance des élèves les pratiques en circuits courts et de proximité des bouchers-abatteurs dans le Boischaut Sud et mettre en relief leurs intérêts et impacts économiques, sociaux et environnementaux.

Benoît Noc a développé sa pratique de boucher-abatteur en succédant à l’artisan boucher qui lui a cédé sa boutique en 2005. D’emblée intéressé par la pratique il a pris le relais auprès des fournisseurs habituels de son prédécesseur, assurant ainsi l’approvisionnement de la totalité de son commerce en viande locale. Il a évoqué sa volonté de maitriser le produit qu’il propose à ses clients de A à Z, « C’est le choix de l’artisanat ». C’est pour lui une manière de contribuer à faire vivre le territoire, tout en véhiculant une image valorisante du terroir. A cela s’ajoute les relations conviviales développées entre les partenaires qui contribuent à la pérennité de ce type de coopération.

Il s’agissait ce lundi d’échanger avec les éleveurs, fournisseurs directs de Benoît Noc et de comprendre comment ce débouché s’inscrit dans leur système de production. Chacun des intervenants a pu expliquer son choix de travailler ainsi en coopération et les implications que cela comporte.

Nous avons tout d’abord été accueillis par Damien et Christian Pantaléon, sur le GAEC de Millançay à Cluis. Ils élèvent une centaine de mères allaitantes et fournissent également Benoît Noc en porc et en veau de lait. Nous nous sommes ensuite rendus sur l’exploitation de Laurent Deschatre, éleveur et négociant, au lieu-dit Pélabosse à Cluis également. Les éleveurs s’accordent à dire que l’approvisionnement de la boucherie de Benoît Noc ne constitue qu’une petite partie de leur revenu. Il s’agit cependant de la part de leur travail qu’ils valorisent le mieux, financièrement bien sûr mais également en terme de reconnaissance par l’artisan et le consommateur de leur savoir-faire professionnel.

Benoît Noc a pu expliquer la manière dont il choisit une bête sur pied et les élèves exercer leur regard sur les génisses potentiellement destinées à la boucherie de Cluis.