Observation des vaches Aubrac de Roland Carrie à Vitrac dans l'Aveyron

Finition à l’herbe : partage d’expériences

Les 17 et 18 octobre le réseau des éleveurs de l’ADMM (« Agriculture Durable de Moyenne Montagne ») ont reçus des éleveurs de différentes régions pour échanger sur l‘engraissement à l’herbe et la finition des animaux au pâturage, dans l’Aveyron. Ce réseau fonctionne sur la base de 9 structures associées sur ce projet depuis 2009 dont des structures CIVAM.

Discussion avec Richard Bony, éleveur de moutons à Campuac

« Depuis plusieurs années, des éleveurs du Massif Central cherchent à finir leur animaux au pâturage. Cette pratique a fait les preuves de son efficacité sur la qualité des produits finis et le coût d’engraissement. Avec cette rencontre, nous proposons de se retrouver pour découvrir des conduites sur d’autres élevages, dans d’autres contextes, pour partager nos savoir-faire et évoluer dans nos pratiques. » Jacques Gauvreau, éleveur dans le Limousin et président du CIVAM ADAPA (Association de Développement pour une Agriculture Plus Autonome), structure associée de l’ADMM.

Des éleveurs de Bretagne, de Vendée, et de l’Indre (accompagnés par deux animateurs de  l’ADAR-CIVAM), sont venus pour ces deux jours d’échanges et de visites de ferme :

  • La ferme de Richard Bony : Élevage ovins viande de 460 brebis conduit en A.B et en plein air (Suffolk, Berrichon), engraissement à l’herbe, vente à 100% en circuit long
  • La ferme de Roland Carrie : Élevage bovins viande de 60 mères  conduit en A.B et en système herbager traditionnel. Engraissement des génisses (auparavant des broutards) et de quelques réformes exclusivement à l’herbe. Vente circuit court et long.

Vaches Aubrac chez Roland Carrie – EARL du MAS Hermet – Vitrac

Les éleveurs ont pu échanger sur la faisabilité de l’engraissement à l’herbe au travers d’exemple et d’expériences concrètes. Les questionnements se sont orientés vers des thématiques communes :

  • Les contraintes sociales, économiques et environnementales des territoires
  • La ressource en herbe et le climat ; Engraisser à l’herbe en année sèche
  • La gestion de l’herbe et du pâturage
  • La gestion des prairies naturelles ou temporaires, les prairies humides
  • Le choix des races, la sélection
  • Les débouchés en filière longue et en filière courte
  • Les création de filières, de marques

Les visites de ferme ont finalement permis aux éleveurs d’échanger sur l’attractivité économique de la finition à l’herbe :  réduction des coûts d’alimentation et de mécanisation ; l’attractivité sociale : diminution de la charge de travail et satisfaction personnelle de laisser son troupeau s’alimenter à l’herbe, et enfin l’attractivité environnementale : système extensif et économe en intrants. La finition à l’herbe, c’est possible !…à conditions de l’adapter à son territoire, à son système et à ses objectifs.

Roland Carrie et l’Aligot, plat typique de la région

Au delà de la thématique de la finition à l’herbe, les échanges furent nombreux, notamment grâce au très bon accueil qu’ont réservé les Aveyronnais !