Quelles pistes pour promouvoir une image positive du Boischaut Sud?

Quelles pistes pour promouvoir une image positive du Boischaut Sud?

Échanger sur ses expériences, ses représentations ou son vécu en tant qu’accueillant ou accueilli…Partager des pistes de réflexion pour promouvoir une image positive du Boischaut Sud en liant  tourisme et accueil de nouvelles populations…Une vingtaine de personnes ont pu débattre sur ces sujets à l’occasion du second café accueil qui s’est tenu mardi 14 novembre à Eguzon au bar restaurant Le Bôberry, puisque Betty et David Lefort, les nouveaux propriétaires du lieu nous avaient ouverts leurs portes à cette occasion. Lire l’article récemment paru dans l’écho du Berry, qui retrace leur installation.

Les participant-e-s ont donc eu l’occasion d’évoquer leurs choix d’installation, leurs projets personnels ou collectifs, les éléments qui ont facilité ou compliqué leur intégration sur le territoire.

Parmi les atouts évoqués, on retiendra notamment :

  • Une « Nature belle, une terre joueuse et des cailloux qui chantent », formule qui résume bien l’enthousiasme et l’inspiration suscités par le cadre de vie pour celles et ceux qui découvrent ou re-découvrent un territoire caractérisé par son bocage, ses vallées, ses forêts ou ses villages. Les milieux naturels emblématiques du Boischaut Sud sont en effet propices à une multitude d’activités « de pleine nature », (comme en témoigne le fort intérêt pour les sorties « pêche à l’écrevisse » proposées à Eguzon)
  • Une culture entretenue par des manifestations qui valorisent les ressources locales (fêtes mettant à l’honneur les végétaux champêtres, comme la châtaigne)
  • L’authenticité des relations humaines (…malgré le fait qu’il faille parfois un temps d’observation de la part des autochtones)

Quelques facteurs facilitant l’intégration ont également été évoqués :

  • La « fête des voisins » (qui fonctionne bien là où les habitants d’un hameau, d’un village ou d’un quartier se l’approprient).
  • Le fait d’aller à la rencontre des habitants, qui partagent facilement leur connaissance des lieux, lorsqu’on les sollicite.

Parmi les éléments qui conditionnent l’attractivité du territoire  et constituent autant d’enjeux pour son avenir :

  • L’accessibilité : la déserte par l’autoroute et par le train d’Eguzon (et de la partie ouest du Boischaut sud est un atout indéniable). Comme cela a été évoqué, cette desserte rend par exemple compatible l’exercice d’un emploi salarié à Châteauroux avec un logement  «à la campagne » et des déplacements journaliers domicile-travail par le rail.
  • L’habitabilité : un prix de l’immobilier attractif, corolaire du grand nombre de maisons à rénover et pour lesquelles de plus fortes incitations (aides à la rénovation) seraient les bienvenues. On constate en effet un mitage de l’espace par des constructions neuves au détriment de la remise en état du parc immobilier ancien.
  • Les infrastructures et les services (crèches, écoles, santé…) sont autant d’investissements financés en grande partie par les collectivités et qui contribuent fortement, lorsqu’ils sont présents et facilement accessibles, à fixer des nouvelles populations et notamment de jeunes couples avec enfants.
  • L’image du territoire (éléments immatériel, qui contrairement au précédent point, ne se décrète pas mais se construit), tout comme la « culture de l’accueil». De l’avis des participants cela prend du temps et peut être facilité par une communication de qualité, par conséquent bien ciblée.
  • Le maintien et le renouvellement de la vie économique : à ce sujet, il a été question des difficultés de transmission des activités que celles-ci soient agricoles, commerciales ou artisanales. Sur ce point, le constat de la frilosité des banques à financer les projets à été soulignée. En effet, les territoires ruraux partissent parfois d’une image « peu dynamique » auprès d’elles. Il est aussi des cas où, malgré le fait qu’elles ne prennent que peu de risques, elles se sont pas pour autant prêtent à soutenir des projets quand elles les jugent trop « atypiques «  (par exemple quand il s’agit de reconversions professionnelles couplées à une  installation à la campagne) ; La lourdeur des capitaux à mobiliser par les repreneurs qui résulte, entres autres, d’un environnement de plus en plus réglementé et normatif n’arrangent rien.

Le constat de la multiplication des initiatives collectives telles que les « boutiques éphémères » a conduit les participants à donner leurs points de vue sur les conditions de co- existence de ces « nouvelles » formes de commerce avec les activités commerciales exercées de façon plus « traditionnelle ». Si ces dernières sont  appréciées des habitants pour la régularité des services qu’elles leurs fournissent, elles peinent à se maintenir. Elles sont aussi caractérisées par des conditions d’exercice contraignantes en termes de temps, qui n’attirent pas toujours les candidats à la reprise. Les premières, plus volatiles, contribuent elles aussi, à la vitalité des bourgs par une diversification et un renouvellement de l’offre.

En ce qui concerne les pistes pour améliorer l’attractivité et promouvoir une image positive (-> Voir la présentation), les propositions d’actions qui ont été soumises aux participants les ont conduits à se positionner, en fonction des leurs centres d’intérêts, ou des enjeux qu’ils considèrent comme prioritaires, sur des thèmes d’ateliers qui seront approfondis lors de la rencontre de concertation « Accueil territorial et tourisme » qui aura lieu début 2018.

D’autres idées ou thèmes à creuser ont également été lancés, comme la création de « séjours bien-être », des initiatives pour contribuer au mouvement des villes en transition (AMAP, incroyables comestibles, énergie partagée…) ou encore jumelage pour permettre de créer de nouvelles coopérations avec d’autres territoires.

Dans la perspective des travaux à venir, vos idées et contributions (par exemple si vous souhaitaient rejoindre un groupe de travail) sont également les bienvenues…