Histoire et valeurs

En 1984, des agriculteurs et des ruraux, ainsi que des élus locaux et des représentants d’autres associations, se rassemblent au sein de l’Association pour le développement agricole et rural (ADAR). Leur projet est de favoriser le développement agricole et rural en menant des actions au plus près du territoire. Si les thèmes d’intervention de l’association, ainsi que l’envergure de son territoire d’action ont évolué au fil du temps, l’ADAR est restée fidèle à ses valeurs et attentive à l’évolution des besoins de son territoire.

1982-1983 : États généraux du développement agricole

De mai 1982 à février 1983, les États généraux du développement agricole (EGDA) ont été un temps fort de l’expression des agriculteurs. Ils posent notamment la question d’un rééquilibrage entre une logique de filière et une approche plus territoriale. Sur le territoire de La Châtre en Berry, ces rencontres ont réuni plus de 450 agriculteurs lors de 30 temps communaux et cantonaux, ainsi qu’une plénière. Dans le prolongement de cette réflexion, une vingtaine de personnes, soutenues par les institutions agricoles locales, décident de pérenniser l’expérience en créant une structure de développement agricole et rural.

1984 : Création de l’Association pour le développement agricole et rural

L’Association pour le développement agricole et rural (ADAR) voit le jour au début de l’année 1984. Dès sa création, l’association est composée d’élus locaux, de représentants associatifs et de bénévoles répartis au sein du Conseil d’administration en trois collèges également équilibrés. Sur les cantons de La Châtre et Sainte-Sévère-sur-Indre, l’ADAR aborde trois thématiques : le foncier, l’élevage et l’animation rurale. Ainsi, de 1984 à 1987, avec un à deux salariés, l’ADAR accompagne les agriculteurs des cantons de La Châtre et Sainte-Sévère-sur-Indre. Ils les aident dans leur gestion de l’aménagement foncier en réalisant des cartographies d’exploitations et en accompagnant des échanges de parcelles, ainsi qu’en réalisant des études et des prospections qui portent appui à l’élevage. Le milieu associatif bénéficie également d’un soutien matériel de l’ADAR grâce à du prêt de matériels.

De 1988 à 1996, les difficultés à trouver des financements contraignent l’association à poursuivre son action sans salarié. Pour autant, une grande réflexion sera conduite par les membres de l’association sur l’image du pays, notamment au travers l’organisation d’un concours vidéo pour le grand public.

1990 : Adhésion au réseau des Centres d’initiatives pour valoriser l’agriculture et le milieu rural

À la fin des années 1990, l’adhésion de l’association au réseau des Centres d’initiatives pour valoriser l’agriculture et le milieu rural (CIVAM), puis la création du Syndicat mixte du Pays de la Châtre en Berry, en 1996, donnent un nouveau souffle à l’association. Alors que l’association se rebaptise ADAR CIVAM, l’obtention de financements sur la production de produits fermiers, permet d’ouvrir un poste de salarié. Sur un territoire désormais étendu aux cantons d’Aigurande et de Neuvy-Saint-Sépulchre, l’ADAR CIVAM mène des actions de promotion des produits fermiers, met en place des outils de commercialisation et offre un appui technique aux agriculteurs et éleveurs sur l’ensemble du territoire du Pays de La Châtre en Berry.

En 2002, l’ADAR CVAM offre un appui technique au Syndicat mixte du Pays de la Châtre en Berry dans le cadre d’un programme de financement européen sur l’accueil de nouveaux arrivants et de nouvelles entreprises (Leader+ 2003-2007). Ainsi, l’ADAR CIVAM réalisa la totalité de l’étude d’état des lieux de ce projet, ainsi que les évaluations intermédiaires du programme.

Après plus de 20 ans d’expérience, l’ADAR CIVAM est un acteur reconnu sur les questions agricoles locales, notamment sur les questions de diversification et de promotion de la production fermière. Ainsi, en 2005, le programme régional d’aide au développement local, dit Contrat régional de Pays, reconnait l’ADAR CIVAM comme interlocutrice locale sur l’axe « diversification et filière courte ».

Accueillir et accompagner

  • Accompagner dans le respect : faire avancer les groupes ou/et les individus par une approche respectueuse, pour aller vers l’autonomie des personnes sans se rendre indispensable.
  • Cultiver une dimension d’accueil : faire de ce pays une terre accueillante, où l’on veut revenir, voire rester, et où l’on se sait intégré.
  • Avoir une posture d’ouverture : être disponible pour la nouveauté, c’est-à-dire écouter l’autre et respecter sa différence. Partager notre savoir et savoir-faire et aussi s’ouvrir à d’autres domaines pour enrichir notre territoire.
  • Encourager des actions solidaires : sortir de l’isolement, du chacun pour-soi, pour « faire ensemble ». Avoir une ligne de conduite partagée, un projet associatif co-construit et des temps de débats, d’échanges.
  • Encourager la citoyenneté : qui permet de se référer à une règle (démocratie, respect), à une façon responsable d’être ensemble. Encourager l’investissement personnel de chacun pour le développement de son territoire comme éducation à la citoyenneté.

Cultiver un lien fort au territoire

  • Être proche et disponible : être un interlocuteur abordable, donc présent sur le terrain aux côtés des acteurs, au cœur de l’action. Privilégier l’accueil et les rencontres pour se connaître. Se rendre disponible pour écouter et prendre en compte ce que l’autre peut attendre ou/et apporter.
  • Garantir une certaine représentativité : de par sa connaissance de la réalité du terrain et la composition de son Conseil d’administration, l’ADAR CIVAM est un relais du territoire qu’elle représente et qu’elle défend auprès des pouvoirs publics.
  • Être acteur du paysage au sens large : le Boischaut Sud et ses richesses bocagères sont une identité à protéger.
  • Valoriser une identité basée sur la ruralité : c’est-à-dire la façon de vivre dans des campagnes qui ne sont plus seulement agricoles, mais partagées par des acteurs d’horizons divers, dont les apports et les attentes diffèrent et évoluent.

Engendrer des projets individuels ou collectifs

  • Travailler en réseau avec des partenaires : apprendre de l’autre, s’enrichir dans l’échange et l’inter-connaissance : favoriser la concertation et la mise en commun pour pouvoir évoluer. Le réseau est une toile : source de richesse, de force, qui tisse des liens solides grâce auxquels circule l’information et naît l’action.
  • S’inscrire dans une dynamique de projets : c’est un moteur de changement qui permet d’avoir une idée d’avance. Un projet collectif et/ou individuel s’étudie et se construit : il faut en parler pour qu’il existe et qu’on le réalise ensemble.