Mots-clés : autonomie


Agriculture : diagnostiquer son sol pour adapter ses pratiques

01

Juil 2019

Agriculture : diagnostiquer son sol pour adapter ses pratiques

Les agriculteurs/trices du groupe DEPHY et du groupe 30 000 animés par l’Adar Civam partagent différents objectifs, dont la réduction des intrants (engrais, phytos, aliments, fioul…) et l’amélioration de la vie des sols.

Le sol, plus qu’un simple support de production, est en réalité un milieu vivant, complexe, et un capital à entretenir par l’agriculteur. Comme le disent les vieux adages : « la chaux enrichi le père et ruine le fils », et « qui chaule sans fumer se ruine sans y penser »!

Gestion du calcaire, apports de matière organique, adaptation du travail du sol, couverts végétaux, rotation : autant de leviers dont chaque agriculteur dispose pour valoriser son sol au meilleur de son potentiel, tout en préservant et améliorant sa structure et son fonctionnement biologique à long terme.

Pour acquérir des connaissances et de la méthode sur ce thème, des formations avec l’intervention de Jean-Pierre Scherer, pédologue et botaniste à la MFR de Chauvigny (86), ont eu lieu en mars et en avril 2019.

Objectif : savoir diagnostiquer son sol en autonomie à l’aide d’outils simple, et identifier les améliorations de pratiques souhaitables en fonction de chaque situation.

Pour le diagnostic de sol, plusieurs critères sont pris en compte :

– contexte de la parcelle et système de culture actuel de l’agriculteur

– observation et analyses d’un profil de sol : profondeur, taux d’argile (méthode du boudin), couleurs, enracinement, structure…

– caractérisation de la matière organique : est elle sous forme fugace et facilement minéralisable (bactéries dominantes), ou stable et sous forme d’humus (champignons dominants) ?

– présence de calcaire actif : le sol est-il de nature calcaire? Un entretien calcique doit-il être réalisé?

Une panoplie simple d’outils est nécessaire à ce diagnostic : une bêche, un couteau ou un tournevis, de l’eau oxygénée, de l’acide chlorhydrique… et une rigueur d’observation et d’analyse.

 

Selon les résultats du diagnostic, différents types d’actions peuvent être préconisées :

– apports de matière organique en adaptant le type (végétal/animal; rapport C/N), la fréquence, la quantité

– apports calciques pour éviter l’acidification du sol et maintenir sa structure, en adaptant la solubilité carbonique, la quantité et la fréquence

– adaptation du travail du sol (ne pas labourer trop creux ni trop fréquemment un sol fragile

– implantation de couverts végétaux en adaptant le choix des espèces et le mode destruction

– adaptation de la rotation

 

Une formation riche en enseignements. Pour aller plus loin, les agriculteurs de ces groupes souhaitent se former la saison prochaine à la reconnaissance des plantes bio-indicatrices des cultures, et également approfondir le travail sur l’implantation et la gestion des couverts végétaux.

Pour rejoindre la dynamique ou pour en savoir plus :

contacter Lucas HENNER au 07 89 50 80 44.

Accompagnement du groupe Dephy :

 

 

 

 

 

 

Accompagnement du groupe 30 000:

 


Observatoire technico-économique du Réseau Civam : résultats des systèmes herbagers économes.

08

Fév 2018

Observatoire technico-économique du Réseau Civam : résultats des systèmes herbagers économes.

Depuis 2000, l’observatoire technico-économique du Réseau Civam compare les performances des exploitations d’élevage herbivore en Agriculture Durable (AD) avec celles du RICA (Réseau national d’Information Comptable Agricole). Les exploitations « AD » sont caractérisées par un système économe et autonome en intrants. En élevage, ces systèmes reposent sur l’optimisation de la ressource fourragère, notamment par la maximisation du pâturage, et sont ainsi appelés systèmes herbagers.
Cette synthèse présente comme chaque année les résultats comparés des fermes AD avec le RICA en système bovins laitiers.
Un travail est en cours au sein du réseau Civam pour développer les références technico-économiques issues des fermes en bovin allaitant des groupes Civam, notamment parmi nos voisins de la Vienne et du Limousin. Les agriculteurs volontaires du Boischaut Sud de l’Indre pourront s’intégrer dans cette évaluation.
Contact : Lucas Henner, chargé de mission Agriculture durable, systèmes économes et autonomes – 07 89 50 80 44 – henner.adar.bs@orange.fr

Un rallye cultures protéagineux pour le groupe Dephy

12

Mai 2017

Un rallye cultures protéagineux pour le groupe Dephy

Le groupe Dephy « agriculture économe et autonome » du Boischaut Sud s’est réuni sur le terrain vendredi 5 mai, pour un « rallye cultures ».

Ce groupe composé de 12 fermes du territoire, se réuni régulièrement pour des visites, formations, et autres séances de travail, dans le but de progresser ensemble vers des systèmes agricoles plus autonomes et contribuant à utiliser moins de produits phytosanitaires.

Un axe important de cette autonomie est l’introduction de cultures de protéagineux (pois, féverole, lupin, etc.) en cultures pures ou en mélanges avec des céréales, destinés à l’alimentation des vaches allaitantes, qui permettent de diminuer les achats de concentrés azotés à l’extérieur. Cela permet aussi d’allonger et de diversifier la rotation des cultures. Certains mélanges céréales-protéagineux ont également l’avantage de bien recouvrir le sol, ce qui laisse peu de place aux plantes adventices, et permet donc aussi de réduire l’usage des herbicides.

Au sein du groupe, plusieurs parcelles sont cultivées cette année avec des protéagineux ou des mélanges de différentes composition : une après-midi de parcelle en parcelle a permis au groupe de constater sur le terrain les méthodes culturales de chacun au regard de ses objectifs : le groupe permet ainsi à chacun de reprendre à son compte des idées ou des techniques pour faire évoluer son système.