Mots-clés : réduction d’intrants


Formations et échanges sur les méteils pour gagner en autonomie alimentaire

26

Juin 2019

Formations et échanges sur les méteils pour gagner en autonomie alimentaire

L’Adar Civam anime plusieurs groupes d’agriculteurs du Boischaut Sud qui se réunissent régulièrement pour améliorer leurs pratiques.

Parmi eux, le groupe 30 000, composé de 9 éleveurs bovin viande et ovin, travaille sur la réduction des produits phytosanitaires et l’autonomie alimentaire.

Pour atteindre ce double objectif, les éleveurs ont souhaité travailler sur les méteils céréales/protéagineux : il s’agit de semer dans une même parcelle, un mélange de céréales (ex: blé, triticale, avoine, …) pour produire de la paille et du grain riche en énergie, et de protéagineux (pois, féverole, vesce…) pour améliorer la teneur en protéines du mélange récolté. L’objectif est de moins dépendre des aliments achetés pour l’atelier d’élevage, tout en améliorant sa rotation en bénéficiant des effets agronomiques du méteil. Deux modes de récoltes sont possible : en fourrage (ensilage ou enrubannage au printemps), ou en grain (moisson comme les céréales).

Ce printemps, deux sessions de formation ont eu lieu, avec l’intervention de Yan Mathioux, nutritionniste indépendant (cabinet De Meuh en Mieux).

Le 12 avril à Gargilesse, les bases théoriques ont été posées pour savoir composer un méteil adapté à ses objectifs (ration pour les vaches allaitantes ou ration d’engraissement, adaptation à la richesse de l’herbe dans la ration; etc.). Puis le 29 mai, un « rallye des méteils » a été réalisé sur 4 parcelles à Orsennes puis à Pommiers, pour voir différents types de méteils au champs et observer le résultat en fonction des différentes façons culturales.

Les méteils sont adaptés aux itinéraires techniques demandant moins d’intrants :

  • la présence de légumineuses qui fixent l’azote atmosphérique permet de réduire les apports en engrais minéral, voir de les supprimer.
  • La diversité d’espèces entraine une réduction du risque maladies en freinant mécaniquement la progression des champignons et en diluant la quantité de plantes sensibles : on peut donc réduire ou arrêter les fongicides avec moins de risque que sur une culture en pure.
  • Enfin, la diversité des systèmes racinaires et la présence de plantes pivots comme les féveroles, permettent un effet de structuration mécanique du sol, qui en font une bonne tête de rotation et aideront ceux qui souhaitent aller vers une réduction de la profondeur et de la fréquence du labour.

Les suites :

Les éleveurs qui le souhaitent, faisant partie du groupe 30 000 ou non, pourrons faire une analyse de leur méteil afin de connaître précisément sa valeur alimentaire.

Puis le 12 septembre, une nouvelle journée de formation avec Yan Mathioux visera à donner des outils aux éleveurs pour intégrer le méteil dans l’aliment et adapter la ration de leurs animaux.

De leur côté, les éleveurs ayant participé aux journées de printemps ont déjà affirmé vouloir augmenter la part de méteils protéagineux dans leur assolement 2019-2020. Pour certains,  l’achat en commun d’un séparateur de grain est envisagé pour encore mieux valoriser les récoltes de méteils grains : de belles perspectives pour l’autonomie alimentaire dans les élevages!

Pour participer à ces demi-journées d’échanges ou pour tout renseignement : contacter Lucas HENNER, 07 89 50 80 44.

Action menée pour le groupe 30 000 Boischaut Sud avec le soutien financier de :

 


Les agriculteurs des groupes Dephy et 30000 comparent leurs marges brutes

18

Déc 2018

Les agriculteurs des groupes Dephy et 30000 comparent leurs marges brutes

Mi décembre, à Neuvy St-Sépulchre puis à La Buxerette, ont eu lieu les dernières des 4 réunions annuelles respectives du groupe DEPHY (Démonstration, Expérimentation, Production de références sur les systèmes économes en produits PHYtosanitaires) et du groupe 30 000 (30 000 fermes en France engagées en agro-écologie) du Boischaut Sud animés par l’Adar Civam.

 

La comparaison des performances économiques de l’année était à l’ordre du jour de ces réunions, avec des discussions toujours accompagnées d’échanges techniques.

Les rendements plutôt médiocres de l’année, avec un hiver très humide suivi d’un été très sec, confirment que dans de nombreux cas aujourd’hui, les stratégies de réductions des charges peuvent être payantes. Ainsi par exemple, les meilleures marges brutes en blé et en colza 2018 sur 20 exploitations suivies correspondent à des conduites avec très peu voir pas du tout de pesticides. Même si avant la réduction des charges, c’est la construction d’un système de cultures robustes avec une rotation adaptée qui sont les principales clés de réussites.

Pour poursuivre la démarche, les groupes ont programmé en 2019 des visites de fermes en Bio et en non labour, ainsi que 2 jours de formation avec Jean-Pierre Scherer, agronome de la MFR de Chauvigny.

Le groupe Dephy a aussi profité de sa réunion pour rencontrer la presse locale, via le correspondant local de la Nouvelle République. Un article présentant les activités du groupe a été publié en ligne le 15 décembre, consultable ICI.

 

Pour rejoindre les démarches de groupes en réductions d’intrants ou pour en savoir plus :

contactez Lucas HENNER, animateur de l’Adar Civam, 07 89 50 80 44 – henner.adar.bs@orange.fr